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Environnement et santé

Etudes et recherches

En matière d’impact de l’environnement sur la santé, la qualité de l’air est un des facteurs essentiels. De nombreuses études confirment l’impact de la pollution atmosphérique aussi bien sur des problèmes de santé aigus (par exemple, nombre d’hospitalisations pour des raisons cardiaques et respiratoires, nombre de symptômes bronchiques) que sur des maladies chroniques (telles que l’exacerbation de l’asthme, chez l’enfant en particulier, ou des pathologies cardiovasculaires).

Des études (dites de biomonitoring et études épidémiologiques) doivent permettre d’affiner une série de constats sur ces impacts. La majorité de ces approches sont développées à un niveau international. La Région bruxelloise a participé aux études européennes APHEIS/ENHIS sur l’influence des particules sur la mortalité. Elle a également participé à l’étude complémentaire APHEKOM incluant la morbidité et l’influence de la proximité du trafic routier.

Faits-clés

  • Si l’on réduisait l’exposition aux particules fines (PM2,5) à la valeur guide recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), soit 10µg/m³, il en résulterait un gain potentiel de l'espérance de vie pouvant aller jusqu'à 22 mois pour une personne de 30 ans selon la ville envisagée. En Région bruxelloise, ce gain est estimé à 7 mois.
  • Le pourcentage de la population présentant des maladies chroniques attribuables au fait de vivre à proximité de routes à trafic dense a été étudié pour 10 villes ayant participé au projet APHEKOM. Par exemple, avec toutes les réserves liées à la méthodologie, un chiffre interpellant de 8 à 24 % (18 pour la RBC) a été présenté pour l’asthme, pour la tranche d’âge des 0 à 17 ans.

Maladies "environnementales"

La "multi exposition", correspondant à une exposition combinée à différentes substances qui présentent parfois des synergies entre elles, est une des principales causes des maladies environnementales.
De nombreuses maladies tels que des cancers, des maladies cardiovasculaires et des troubles endocriniens, immunitaires et métaboliques sont en effet liées à des facteurs environnementaux connus et existant aussi en RBC.
Par ailleurs l’ "intolérance" de certaines catégories de population à certaines nuisances chimiques ou physiques peut également être à l’origine de maladies environnementales.

Faits-clés

  • Pour mieux appréhender les patients victimes de ces maladies "environnementales" observables en RBC, plusieurs sujets ont été approfondis de manière pédagogique avec des médecins : cancer du sein, leucémies, maladies cardio-vasculaires, perturbations endocriennes et électrosensibilité ou intolérance aux champs électromagnétiques.
  • Une analyse de la multiexposition aux composés organiques volatils (COV’s) fait apparaître l’importance des expositions à l’intérieur des habitations : les concentrations médianes sont de 80 µg/m3 dans les chambres d’enfants visitées, alors qu'elles sont de 35µg/m³ à l’extérieur. Des concentrations supérieures à 560 µg/m³ ont été mesurées dans 5 % des chambres d'enfants visitées, la valeur limite de confort étant estimée à 200 µg/m³ sur base des symptômes médicaux observés.

La légionellose

La Légionellose est une maladie liée à la contamination d’eaux stagnantes domestiques mais aussi des bains publics, spa, …

Faits-clés

  • Après un taux maxima de victimes belges de la Legionellose en 2006 (230 cas), la problématique régresse. Les cas observés en Région Bruxelloise correspondraient plus souvent à des contaminations individuelles soignées en RBC.

Action régionale : La Cellule Régionale d’Intervention en Pollution Intérieure (CRIPI)

La CRIPI a pour but d’aider le médecin dans son diagnostic médical lorsque celui-ci suspecte qu’un problème de santé puisse être en relation avec une exposition à une pollution intérieure dans le logement.

Un des problèmes les plus fréquemment rencontrés est la présence de moisissures dans l’habitat, qui sont, dans plusieurs études épidémiologiques récentes, incriminées dans des symptômes respiratoires comme des rhinites, des bronchites allergiques, de l’asthme ainsi que des allergies.

Vu l’importance des demandes en lien avec la petite enfance, des diagnostics de pollution intérieure dans des crèches ont également été réalisés.

Faits-clés

  • La majorité des habitats visités par CRIPI présente au moins une pièce avec des moissures visibles mais de superficie inférieure à 0,3 m2. 30 % d’habitats loués n’ont aucun problème de moisissures mais plus de 20 % de logement loués ont au moins une pièce qui comporte plus de 3 m² de moisissures visibles

 

Date de mise à jour: 09/01/2015
Documents: 

Sujets connexes abordés sous la thématique "Gestion des risques"

Sujets connexes dans la Synthèse sur l'Etat de l'Environnement 2007-2008

Fiches documentées

Les fiches documentées constituent les informations pour dresser un état de l’environnement de la Région :