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Intensité énergétique des logements

En 2013, la consommation énergétique du secteur résidentiel en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 15.000 kWh par ménage.
L’intensité énergétique du secteur résidentiel (à climat constant) a atteint un maximum en 1999. On observe une réduction de 31 % entre 1999 et 2013, essentiellement attribuée à une diminution des besoins de chauffage. Une hausse importante des consommations électriques par ménage est en effet observée jusqu'en 2005, suivie d'une baisse depuis.

Contexte

L'intensité énergétique correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée par un secteur et une variable représentative de ce secteur. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • Soit à une consommation plus importante d'énergie par unité de la variable envisagée,
  • Soit à une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé).

Au niveau du secteur du secteur résidentiel, l'unité de consommation est le ménage. L'intensité énergétique du logement sera donc déterminée par rapport à ceux-ci. Celle-ci peut être estimée à partir des consommations finales totales d'énergie du secteur résidentiel (c'est-à-dire du logement, transports non compris) estimées dans le cadre des bilans énergétiques régionaux, avec ou sans correction climatique. Pour rappel, la correction climatique est destinée à extraire l'influence de la température de l'année concernée, et donc à donner une idée de l'évolution de la consommation énergétique à climat constant.

Notons qu'une révision importante de la méthodologie d'élaboration du bilan énergétique bruxellois est en cours, et impactera le résultat de cet indicateur à partir des données relatives à l'année 2014.

Evolution de l'intensité énergétique du secteur résidentiel

Evolution de l'intensité énergétique du secteur résidentiel (par ménage) en Région bruxelloise, avec et sans correction climatique de la consommation énergétique

Source : Bilans énergétiques régionaux 1990-2013 et IBSA d'après les données SPF Economie - Direction générale Statistique et Information économique, calculs de Bruxelles Environnement

La "correction climatique" de la consommation énergétique a pour objectif  d'extraire l'influence du climat (DJ 15/15) sur les consommation, en estimant les consommations à climat constant (par rapport au climat de 1990 ici).

Evolution de l'intensité énergétique du secteur résidentiel (par ménage)

En 2013, la consommation énergétique par ménage en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 15.000 kWh.

La consommation, et donc l'intensité, énergétique des ménages est clairement influencée par les caractéristiques météorologiques de l'année concernée (cf. les différences entre les deux courbes sur le graphique).

L'intensité  par ménage avec correction climatique a atteint son maximum en 1999, et montre une tendance à la baisse depuis, plus marquée à partir de 2006. Une réduction de 31% de l'intensité est ainsi observée entre 1999 et 2013.

Intensité énergétique du secteur résidentiel par vecteur énergétique

Evolution de l'intensité énergétique du secteur résidentiel (par ménage – 1990 = 100) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique

Source : Bilans énergétiques régionaux 1990-2013 et IBSA d'après les données SPF Economie - Direction générale Statistique et Information économique, calculs de Bruxelles Environnement

Evolution de l'intensité énergétique du secteur résidentiel

L'analyse de l'évolution de l'intensité par vecteur énergétique permet de préciser cette tendance globale : la diminution récente de l'intensité totale est attribuable à une diminution sensible des besoins de chauffage (reflétée dans la consommation de combustibles) par ménage. Une hausse importante des consommations électriques est par contre observée jusqu'en 2007, suivie d'une baisse depuis.

Facteurs explicatifs

Cette évolution peut être expliquée par différents facteurs, comme :

  • l'augmentation du prix de l'énergie, très probablement à l'origine de comportements de réduction de la consommation au vu des caractéristiques socio-économiques de la population bruxelloise (revenu moyen le plus faible parmi les 3 Régions belges, et selon une répartition plus inégale, le revenu médian étant également inférieur) (d'après les données fiscales de Statbel, relayées par l'IBSA) ;
  • l'amélioration du parc des bâtiments (avec entre autres une isolation des bâtiments ou des nouvelles constructions de meilleure qualité de ce point de vue). Notons toutefois que le parc de logements bruxellois est caractérisé par une proportion importante de locataires (61% d'après le Census 2011), ce qui influence les potentialités d’amélioration énergétique du bâti existant ;
  • l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements utilisés (électro-ménagers par exemple) ;
  • l'évolution des caractéristiques socio-économiques de la population bruxelloise (taux de croissance, composition des ménages, niveau de vie, …) et de son équipement (type et niveau de confort du parc immobilier, équipements électriques et électroniques, …) ;
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (par exemple via des règlementations) ou volontaires (suite à une sensibilisation de la population aux questions environnementales et d'économie des ressources) : limitation de la température de chauffage des bâtiments, … Les politiques énergétiques et de mobilité menées par les pouvoirs publics interviennent également ici.

     
Date de mise à jour: 23/01/2018