Vous êtes ici

Intensité énergétique du secteur tertiaire 

En 2013, l’intensité énergétique du secteur tertiaire de la Région de Bruxelles-Capitale, c’est-à-dire la consommation énergétique par emploi du secteur, s’élevait en moyenne à 12 MWh PCI/emploi .
Elle est relativement stable dans le temps, mais présente une légère tendance à la baisse depuis 2006.
Une diminution sensible des besoins de chauffage (ou de la consommation en combustibles) par emploi est cependant observée depuis 1998, compensée par une hausse importante des consommations d’électricité par emploi jusqu'en 2006.

Contexte

L'intensité énergétique correspond au rapport entre la consommation d'énergie par un secteur et une variable représentative de ce secteur. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • Soit à une consommation plus importante d'énergie par unité de la variable considérée ;
  • Soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé).

En termes d'activités économiques, deux approches peuvent être envisagées en vue d'estimer l'intensité énergétique : en fonction du nombre de travailleurs ou en fonction de la production (valeur ajoutée). Le secteur tertiaire, qui produit des services, correspond à un important pourvoyeur d'emplois en Région bruxelloise. L'intensité énergétique de ce secteur sera par conséquent calculée sur cette base.

Evolution de l'intensité énergétique du secteur tertiaire

Evolution de l'intensité énergétique du tertiaire (par emploi) en Région bruxelloise, avec et sans correction climatique de la consommation énergétique

Source : Bilans énergétiques régionaux 1995-2013 et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement

Pour rappel, la correction climatique est destinée à extraire l'influence des caractéristiques météorologiques de l'année concernée (DJ 15/15), et donc à donner une idée de l'évolution de la consommation énergétique à climat constant (1990 dans ce cas-ci).

Evolution de l'intensité énergétique du secteur tertiaire

En 2013, la consommation énergétique du secteur tertiaire en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 12 MWh/emploi.

En termes d'évolution dans le temps, l'intensité énergétique du secteur tertiaire (par emploi) est relativement stable, mais présente une légère tendance à la baisse depuis 2006 .

Intensité énergétique du secteur tertiaire, par vecteur énergétique

Evolution de l'intensité énergétique du tertiaire (par emploi dans le secteur des services – 1995 = 100) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique

Source : Bilan énergétique régional et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement

Evolution de l'intensité énergétique du secteur tertiaire

L'analyse de l'évolution de l'intensité tertiaire (par emploi) par vecteur énergétique permet de préciser cette tendance globale : une diminution sensible de la consommation en combustibles (assimilée aux besoins de chauffage) est observée depuis 1998. Une hausse importante des consommations électriques est par contre observée jusqu'en 2006, suivie d'une stabilisation voire régression depuis.

Facteurs explicatifs

Cette évolution peut être expliquée par différents facteurs :

  • l'évolution de l'activité tertiaire à Bruxelles (type, nombre d'emplois, …) ;
  • l'évolution de l'importance de l'équipement des entreprises (type et niveau de confort du parc immobilier, équipements électriques et électroniques, …) ;
  • l'amélioration du parc des bâtiments (avec entre autres une isolation des bâtiments ou des nouvelles constructions de meilleure qualité de ce point de vue), 
  • l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements utilisés (de bureautique dans ce cas-ci, ou des équipements de chauffage)  
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (par exemple par le prix croissant des énergies ou via des règlementations) ou volontaires (suite à une sensibilisation des gestionnaires aux questions environnementales et d'économie des ressources) : amélioration du réglage des installations, limitation de la température de chauffage des bâtiments, …

     
Date de mise à jour: 23/01/2018