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Intensité énergétique globale de la Région bruxelloise

L'intensité énergétique correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée et une variable représentative. Au niveau national ou international, l'intensité énergétique d'un pays est souvent calculée par rapport au PIB, ou par rapport au nombre d'habitants.
En RBC, l'intensité énergétique totale (par habitant) a progressivement diminué ces dernières années : 18,4 MWh/habitant en 2013 contre 24,3 en 2005 et 22,1 en 1990.

Contexte

L'intensité énergétique correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée par un secteur et une variable représentative. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • Soit à une consommation plus importante d'énergie par unité de la variable envisagée,
  • Soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé).

Au niveau national ou international, l'intensité énergétique d'un pays est souvent calculée par rapport au PIB, ou par rapport au nombre d'habitants. Ces indicateurs sont par ailleurs plébiscités en vue de comparaisons inter-régionales ou internationales.

Intensité énergétique globale de la Région bruxelloise

Evolution de la consommation énergétique totale en Région bruxelloise, avec et sans correction climatique, de la population bruxelloise et de l'intensité énergétique

Source : Bilans énergétiques régionaux et IBSA d'après les données DGSIE (population au 1/1 de l'année)

Pour rappel, la correction climatique est destinée à extraire l'influence des caractéristiques météorologiques de l'année concernée (DJ 15/15), et donc à donner une idée de l'évolution de la consommation énergétique à climat constant (par rapport au climat de 1990 ici).

Evolution de la consommation énergétique totale en Région bruxelloise

A Bruxelles, la consommation totale d'énergie diminue globalement depuis 2004 (pour plus d'information, voir l'indicateur sur la consommation énergétique bruxelloise). Par contre, la population bruxelloise augmente progressivement depuis 1997. L'intensité énergétique totale par habitant s'est par conséquent progressivement améliorée.

Notons toutefois que, pour toute entité faisant l'objet d'un tel calcul, cet indicateur est à analyser avec précaution car inévitablement fortement influencé par les caractéristiques socio-économiques de celle-ci.

Ainsi, la Région de Bruxelles-Capitale correspond à une ville, caractérisée entre autres par :

  • Le revenu moyen le plus faible parmi les 3 Régions belges, et une répartition plus inégale (revenu médian également inférieur) (d'après les données fiscales de Statbel, relayées par l'IBSA). Un tiers de la population bruxelloise vit ainsi avec un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté (seuil établi à 60% du revenu disponible équivalent médian de la Belgique, d’après les données de l’enquête européenne « Statistics on Income and Living Conditions » EU-SILC) ;
  • Un parc de logement caractérisé par une proportion importante de locataires (61% d'après le Census 2011), ce qui influence les potentialités d’amélioration énergétique du bâti existant ;
  • Un nombre important de navetteurs (~365.000 d'après les dernières estimations selon l'enquête sur les forces du travail 2012 de Statbel), ce qui implique qu'une part des consommations d'énergie pour le transport ou pour les activités économiques est liée à l'activité de personnes habitant en dehors de la Région ; 
  • Une activité tertiaire dominante, et un tissu industriel limité (d'après les données de l'ICN).

Ainsi, une baisse de l'intensité énergétique totale (par habitant) ne signifie pas de facto que chaque habitant de la RBC consomme de moins en moins d’énergie, même si cela peut être une partie de l’explication. D’autres facteurs, qui ne sont pas forcément imputables aux habitants de la RBC, peuvent expliquer cette diminution, comme :

  • des évolutions dans le parc de bureaux (meilleure isolation, moindre consommation) ;
  • des évolutions dans l’activité industrielle (déclin de certains types d’activités, mutation vers d’autres) ;
  • des modifications dans les transports (dont les distances parcourues).

En outre, une augmentation de la population, indépendamment de toute évolution du tissu socio-économique ou de la qualité énergétique des bâtiments et des transports, etc. peut mener à une amélioration de l'intensité énergétique potentiellement au détriment de la qualité de vie.

Une analyse complémentaire, plus détaillée (notamment par secteur de consommation de l'énergie), est donc à envisager. Elle est présentée dans les indicateurs d'intensité sectorielle. En outre, les caractéristiques socio-économiques de la Région (revenus de la population, types d'activité, habitudes de consommation, …) et du parc immobilier ne sont prise en compte que de façon très globale. Une analyse complémentaire, plus détaillée, des facteurs explicatifs est par conséquent à privilégier avant de tirer toute conclusion.

Date de mise à jour: 23/01/2018