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Cadastre du bruit aérien

Les nuisances sonores liées au trafic aérien sont modélisées chaque année depuis 2006 : la carte de l’état des lieux acoustique du territoire régional reprend les contours de niveaux sonores annuels au-delà de 45 dB(A). Deux tiers du territoire bruxellois subissent l’impact sonore du trafic aérien. Les niveaux sonores les plus importants sont observés aux abords de l’aéroport et, dans une moindre mesure, au-dessus du canal, du ring nord et de la forêt de Soignes. En 2011, un peu plus du dixième du territoire (12,1%) était concerné par des niveaux sonores dépassant le seuil des 55 dB(A).

Un trafic aérien impacté par la crise économique et financière

Bruxelles-National est le premier aéroport belge et le 16ème européen (en termes de départs fin 2012) : le trafic atteint près de 234.000 mouvements en 2011 (Source : BelgoControl).
Le nombre de mouvements annuel (atterrissages ou décollages) à l’aéroport est globalement à la baisse depuis 2001 (près de 325.000 mouvements en 2000 pour tendre vers 250.000 mouvements en 2002) suite aux évènements du 11 septembre 2001 et à la faillite de la Sabena, baisse encore accentuée depuis 2009 par l’impact de la crise économique et financière. Avec un cas particulier en 2010, à cause du nuage de cendres consécutif de l’éruption du volcan islandais en avril.
La proximité de ce grand aéroport engendre des nuisances sonores liées au survol des avions au-dessus du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale : environ la moitié des mouvements est susceptible d’y avoir une influence.

Evaluation du bruit issu du transport aérien

Afin d’évaluer ces nuisances sur l’environnement des bruxellois, un état des lieux « acoustique » du territoire est dressé chaque année depuis 2006. Le dernier date de 2011. Il ne tient donc pas compte des modifications des routes aériennes apportées depuis.
Cet état des lieux s’attache à quantifier le bruit « structurel », émis par le transport aérien, et à modéliser la gêne ressentie par la population. Les résultats de ces modélisations sont représentés sous forme cartographique et dénommés « cadastre du bruit aérien ».

Ce cadastre détermine notamment le Lden (Level day-evening-night) qui décrit le niveau sonore équivalent moyen pondéré pendant 24h, observé sur une année complète avec la prise en compte d’une correction pénalisante de 5 dB(A) pour le soir (de 19h à 23h) et de 10 dB(A) pour la nuit (de 23h à 7h), les bruits générés pendant ces moments de la journée étant ressentis comme plus gênants. Il n’est en revanche pas directement représentatif des « pics de bruit » qui surviennent aux passages des avions : d’autres indicateurs, dits « évènementiels », ont ce rôle.
Ce cadastre détermine également le Ln (Level night) qui correspond au niveau de bruit équivalent entre 23h et 7h.

Importance du bruit lié au trafic aérien

Cadastre du bruit du trafic aérien en Région de Bruxelles-Capitale – Indicateur Lden
Sources : Bruxelles Environnement, 2013, « Cartographie du bruit du trafic aérien en Région de Bruxelles-Capitale – année 2011 », sur base de données de trafic de 2011, méthode ECAC-1997, logiciel de modélisation CadnaA

Cadastre du bruit du trafic aérien en Région de Bruxelles-Capitale – Indicateur Lden

Note : Les routes aériennes dont le trafic horaire est nul ne sont pas représentées.
(Cliquez sur la carte pour ouvrir l’outil cartographique et accéder aux données)

Deux tiers du territoire bruxellois subissent l’impact sonore du trafic aérien. Une languette partant du nord-est de la Région et pointant vers le centre de Bruxelles est particulièrement visible : elle reflète la contribution prépondérante de certaines routes aériennes (en particulier, les routes « du ring » et « du canal »).
Les niveaux sonores les plus élevés (Lden > 55 dB(A)) concernent un peu plus d’un dixième du territoire (12,1%). Ils touchent préférentiellement le nord-est de la Région (nord de la ville de Bruxelles - en particulier Haren et Neder-Over-Heembeek -, Evere, extrême nord de Schaerbeek, nord de Woluwe-Saint-Lambert, est de Woluwe-Saint-Pierre). La nuit, les niveaux gênants (Ln > 45 dB(A), seuil de l’OMS à partir duquel les perturbations sur le sommeil sont jugées modérées à fortes) concernent un territoire de forme globalement semblable mais légèrement plus grand (14,9%).

Evolution de la superficie du territoire exposée à un niveau Lden > 55 dB(A) ou à un niveau Ln > 45 dB(A)
Sources : Bruxelles Environnement, 2013, « Cartographie du bruit du trafic aérien en Région de Bruxelles-Capitale – année 2011 », sur base de données de trafic de 2011, méthode ECAC-1997, logiciel de modélisation CadnaA

Evolution de la superficie du territoire exposée

L’évolution des indices Lden et Ln suit globalement celle du trafic aérien. La réduction de la surface exposée entre 2007 et 2010 correspondait à une diminution du nombre de vols en partance ou à l’arrivée de l’aéroport de Brussels Airport, tandis que la légère augmentation observée en 2011 coïncide avec une petite reprise du trafic.

Outre le volume de trafic, d’autres facteurs sont susceptibles d’influencer les contours des niveaux sonores telles que l’utilisation des pistes et des routes aériennes (comme l’illustre la carte ci-dessus) ou encore la flotte utilisée (i.e. types d’avions).

Le trafic aérien génère moins de nuisances sonores que le trafic routier

Le bruit lié au trafic aérien intervient en 2ème position des nuisances sonores urbaines liées aux transports (par rapport au nombre d’habitants exposés), derrière le bruit généré par le trafic routier et devant le bruit généré par le trafic ferroviaire. Cette seconde place ne présume en rien du fait que des évènements isolés peuvent fortement perturber certaines personnes.
Précisons également que les résultats ci-dessus sont issus d’une modélisation réalisée à l’échelle régionale, représentative d’une situation annuelle.

Date de mise à jour: 30/11/2015