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Cadastre du bruit ferroviaire

Les nuisances sonores liées au trafic ferroviaire ont été modélisées en 2006 : la carte de l’état des lieux acoustique du territoire régional reprend les contours de niveaux sonores annuels au-delà de 45 dB(A). L’impact sonore du trafic ferroviaire ne concerne qu’une faible superficie du territoire bruxellois. Il s’observe à proximité immédiate des voies et lorsque le bruit rencontre peu d’obstacles sur son parcours.

Le train, un mode de transport de plus en plus utilisé

Le réseau ferroviaire SNCB a connu un accroissement de fréquentation (+7%) entre 1990 et 2004, touchant surtout les gares d’Etterbeek, de Schuman, de Bruxelles Nord et de Bruxelles Midi.

Evaluation du bruit issu du transport ferroviaire

Afin d’évaluer les nuisances sonores sur l’environnement des bruxellois, un état des lieux « acoustique » du territoire a été dressé pour 2006. Cet état des lieux s’attache à quantifier le bruit « structurel », émis par le transport ferroviaire, et à modéliser la gêne ressentie par la population. Les résultats de ces modélisations sont représentés sous forme cartographique et dénommés « cadastre du bruit ferroviaire ».

Ce cadastre détermine notamment le Lden (Level day-evening-night) qui décrit le niveau sonore équivalent moyen pondéré pendant 24h, observé sur une année complète (en l’occurrence 2006) avec la prise en compte d’une correction pénalisante de 5 dB(A) pour le soir (de 19h à 23h) et de 10 dB(A) pour la nuit (de 23h à 7h), les bruits générés pendant ces moments de la journée étant ressentis comme plus gênants. Il n’est en revanche pas représentatif des « pics de bruit » qui surviennent aux passages des trains : d’autres indicateurs, dits « évènementiels », ont ce rôle.

Ce cadastre détermine également le Ln (Level night) qui correspond au niveau de bruit équivalent entre 23h et 7h.

Importance du bruit lié au trafic ferroviaire

Cadastre du bruit du trafic ferroviaire en Région de Bruxelles-Capitale – Indicateur Lden

Sources : Bruxelles Environnement et Acouphen Environnement, 2010, « Bruit des transports, cartographie stratégique en Région de Bruxelles-Capitale », sur base de données de trafic de 2006, méthode RMR-SRMII-1996, logiciel de modélisation CadnaA

Cadastre du bruit du trafic ferroviaire en Région de Bruxelles-Capitale

(Cliquez sur la carte pour ouvrir l’outil cartographique et accéder aux données)

L’impact du bruit lié au trafic ferroviaire ne concerne qu’une faible superficie du territoire bruxellois et s’observe à proximité immédiate des voies et, lorsque le bruit rencontre peu d’obstacles sur son parcours, aux zones alentours (tel que le long du Canal, au niveau de la gare de triage, en Forêt de Soignes et à la Pède à Anderlecht). Mais, si cet impact est très localisé, il n’en demeure pas moins fort avec des niveaux sonores excédant généralement les 70 dB(A) le long des voies et compris entre 55 et 65 dB(A) dans certaines zones attenantes.

L’impact le plus significatif (et le corridor le plus large) est constaté le long d’un axe Nord-Est Sud-Ouest, qui correspond à la jonction Nord-Midi. L’impact est également marqué à l’entrée de la ligne Gand-Bruxelles sur le territoire bruxellois, à Anderlecht.

La nuit il y a une baisse d’environ 5 à 10 dB(A) par rapport au niveau en journée. Les nuisances sonores résultent alors de la circulation des trains de marchandise.

Le trafic ferroviaire génère moins de nuisances sonores que les trafics routier et aérien

Le bruit lié au trafic ferroviaire n’intervient qu’en 3ème position des nuisances sonores urbaines liées aux transports (par rapport au nombre d’habitants exposés). Le bruit généré par le trafic routier est en effet prédominant, suivi par le trafic aérien. Ceci ne présume en rien du fait que des évènements isolés peuvent fortement perturber certaines personnes.

Précisons également que les résultats ci-dessus sont issus d’une modélisation réalisée à l’échelle régionale, représentative d’une situation annuelle.

 

Date de mise à jour: 30/11/2015