Vous êtes ici

Ensemble, préservons le buis en région bruxelloise

03/08/2017

Les chenilles de la Pyrale du buis, un papillon de nuit originaire d’Asie Orientale, sont responsables de gros dégâts dans les plantations de buis. Depuis quelques mois, elles sont observées dans les espaces verts bruxellois.

Couplée avec de nouvelles maladies, la Pyrale du buis met en danger l’avenir de cet arbuste sur notre territoire. Organismes publics ou privés, dans les parcs et les jardins, soyons vigilants !

 

Comment la reconnaître ?

La chenille (maximum 4 cm) est reconnaissable à sa tête noire luisante et son corps vert clair, rayé de vert foncé dans le sens de la longueur. Les adultes, quant à eux, ont des ailes blanches et brunes avec des reflets dorés ou violets (envergure moyenne de 3,6 cm).

La présence de la chenille s’accompagne d’une toile en fil de soie autour des rameaux et des feuilles, ainsi que de crottes vertes dans le buis.

L’infestation commençant souvent à l’intérieur des buissons, il est nécessaire d’opérer une inspection visuelle régulière afin de constater le broutage des feuilles. Les premiers symptômes apparaissent au mois d’avril et les dégâts augmentent progressivement jusque dans le courant du mois de mai. Dès juillet-août, on observe en continu des chenilles qui s’alimentent. Les dégâts explosent en septembre. Ces ravages peuvent entrainer la mort des arbustes en quelques années.

Comment lutter contre elle ?

La pyrale du buis n’ayant pas vraiment d’ennemis naturels dans nos contrées, il est nécessaire d’intervenir pour enrayer sa progression, au risque de voir toutes les plantations de buis disparaître.

Différentes méthodes de lutte existent et c’est leur association qui permettra de lutter le plus efficacement.

  • Détection visuelle de la chenille.
  • Piégeage par phéromones des papillons adultes. Privilégiez les pièges à phéromones « secs » conçus spécialement pour la Pyrale du buis. Ils présentent un fort potentiel de capture et une grande facilité d’utilisation.
  • Traitement par biopesticides dans les cas sévères. Pour les particuliers, utilisez des insecticides biologiques d’origine naturelle (pyréthrines ou spinosad) en-dehors des périodes de floraison des buis (mars-avril), avec un maximum de trois applications par an. Attention, veillez à respecter les consignes de sécurité.

Autres conseils pour les particuliers

Pour les professionnels et les gestionnaires publics, consultez notre Info fiche dédiée à la pyrale du buis.

D’autres ravageurs préoccupants

Les buis sont également soumis à une autre menace préoccupante : la cylindrocladiose, une maladie fongique (champignon) originaire d’Asie, que la Pyrale du buis peut aider à se propager. Consultez notre page dédiée aux ravageurs du buis pour en apprendre plus.

Date de mise à jour: 08/12/2017