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Les conséquences du changement climatique

En Belgique aussi, le changement climatique est une réalité.

L’Institut Royal Météorologique (IRM) de Belgique a publié le rapport ≪ Vigilance Climatique ≫ en 2008. Celui-ci exprime les tendances climatiques observées sur le territoire de la Belgique et montre que le climat de la Région de Bruxelles-Capitale a évolué au cours du 20e siècle :

 

 

 

  • La température moyenne annuelle a augmenté d’environ 2 degrés entre 1833 et 2007.
  • Une hausse significative du nombre annuel de vagues de chaleur s’observe vers le milieu des années 1990. D’autre part, la fréquence des vagues de froid a diminué de manière significative au début des années 1970.
  • L’augmentation générale des températures minimales au cours du 20e siècle est aussi à l’origine d’un allongement de la période la plus longue de l’année sans jours de gel. En effet, le dernier jour de gel à la sortie de l’hiver à tendance à être plus précoce et le premier jour de gel à l’approche de l’hiver a tendance à être plus tardif.
  • Pour les précipitations, entre le début des relevés en 1833 et la fin du 20e siècle, on observe en Région bruxelloise, une augmentation d’environ 7 % des cumuls annuels et d’environ 15 % des cumuls hivernaux et printaniers.
  • Directement relié à l’augmentation des températures, la quantité de précipitations sous forme de neige a fortement déclinée au cours du 20e siècle à Uccle.

Pour la Belgique, voici les conséquences probables du changement climatique.

  • Augmentation de la température importante dès 2050. Selon les scénarios et les modèles, à la fin du 21ème siècle, la température devrait augmenter de +2,4 à + 6,6 °C en été, tandis que les précipitations devraient quant à elles augmenter de + 6 à 23% en hiver et diminuer jusqu’à 50% en été !
  • Fréquence plus élevée des vagues de chaleurs. Vers 2100, une année sur deux, il y aura un été comme celui de 2003 (pour rappel, suite à la vague de chaleur de l’été 2003, le nombre de décès supplémentaires par rapport à la moyenne a été estimé à quelques 1.300 individus dans la tranche d’âge des 65 ans et plus, soit une augmentation de 19% de décès durant les premières semaines d’août). Il y aura probablement aussi plus de pluies intenses (toute l’année) voire éventuellement plus de tempêtes.
  • En hiver, augmentation du débit des différents bassins hydrauliques du pays. Il s’élèvera de 4 à 28%, ce qui entraînera un risque aigu d’inondations. Celles-ci occasionneront probablement des dégâts importants aux infrastructures routières, aux ponts et aux habitations dans les zones à risques, affaibliront les rives et provoqueront l’érosion dans les zones agricoles.
  • Réduction de la biodiversité . De 25 à 75% des espèces présentes dans notre pays pourraient voir leurs populations se réduire de manière plus ou moins importante. Les hêtres de la forêt de Soignes sont déjà menacés : l’impact des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations se fait sentir sur l'enracinement des arbres, dès lors beaucoup plus fragiles en cas de tempêtes.
  • Problèmes de santé. Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes atteintes de la maladie de Lyme a connu une augmentation rapide en Belgique: on est passé de moins d’une centaine de cas à près d’un millier par an. Le nombre de tiques, véhicules de la maladie, augmente lorsque les hivers sont doux. Le changement climatique joue donc probablement un rôle dans l’augmentation du nombre de personnes touchées par cette maladie.

 

Date de mise à jour: 21/04/2015