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Air et imprimerie

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Une imprimerie génère relativement peu de composés organiques volatiles (COV). Cela ne doit pas empêcher l’exploitant de prendre les mesures adéquates pour limiter autant que possible les émissions volatiles de solvants. Principale source de pollution atmosphérique ? Les émissions de vapeurs de solvants, imputables à l’utilisation d’encres, de produits de nettoyage et de vernis. Les approches pour résoudre ces problèmes sont multiples. Voici quelques pistes … impact garanti !

Stocks

Vous entreposez des matières premières, des encres et des solvants ? Veillez cependant à les stocker dans un local fermé, éventuellement doté de fenêtres et de portes hermétiques et automatiques.

Ventilez votre atelier

Veillez à toujours bien aérer votre atelier afin de limiter les odeurs désagréables. Pour l’aérer de façon naturelle, deux ouvertures, en bas et en haut de la porte, suffisent à ventiler correctement l’espace de travail. Assurez-vous, néanmoins, qu’elles ne facilitent pas la propagation des flammes en cas d’incendie.

Si la ventilation naturelle n’est pas suffisante, installez une ventilation automatique. Pour être efficace et protéger vos collaborateurs, votre installation doit toujours être propre et opérationnelle : faites-la entretenir régulièrement.

L’air vicié doit aussi être évacué de bas en haut. Veillez à placer la cheminée d’aération en hauteur afin que les odeurs se répandent sans gêner le voisinage. Point important : n’oubliez pas d’aménager un regard pour permettre le ramonage et le contrôle de votre cheminée.

Récipients et presses

Les récipients dans lesquels vous manipulez encres et solvants doivent toujours rester hermétiques. Veillez aussi à respecter les instructions du fabricant afin de limiter les émissions de solvants lors de l’utilisation de vos presses. Informez-en votre personnel !

Choisissez des produits écologiques

Vous pouvez réduire considérablement les émissions de solvants en passant, lorsque c’est envisageable, à des encres à l’eau (p. ex. pour la flexographie et l’héliogravure). Un tel changement ne peut se faire sans réaliser une analyse approfondie au préalable étant donné que tous les produits et/ou toutes les qualités ne s’y prêtent pas.

L’utilisation de produits de nettoyage contenant des solvants est également une source importante d’émissions de composés organiques volatils (COV). L’utilisation de produits de nettoyage à évaporation plus lente peut constituer une bonne méthode pour limiter ces émissions. Toutefois, il convient de faire attention car de faux messages circulent à propos de ces produits :

  • Ces produits paraissent parfois ne pas travailler suffisamment vite ou en profondeur. Si le temps de nettoyage est manifestement trop long, on ne peut plus parler de MTD efficace.
  • Certains produits de nettoyage végétaux contiennent jusqu’à 15 % de solvants parmi lesquels peuvent se trouver des composants toxiques. L’utilisation de ces produits est à éviter.

Il existe une autre méthode pour réduire les émissions et la consommation de solvants, qui dépend toutefois du procédé d’impression utilisé : avec un appareil de distillation, les solvants usagés sont distillés et peuvent à nouveau être utilisés. Les installations de nettoyage automatique limitent également les émissions de solvants. Le processus de nettoyage se déroule en enceinte fermée, ce qui évite l’évaporation des solvants dans votre atelier. Si l’installation est en outre équipée d’un système de recirculation pour le mélange eau-détergent, la consommation de produits de nettoyage s’en trouve également réduite.

Postcombustion et condensation

Une méthode efficace pour limiter vos émissions consiste à brûler les gaz contenant des solvants. Cette technique représente néanmoins un investissement relativement élevé. Nul doute qu’elle intéressera donc les grosses entreprises actives dans la sérigraphie industrielle ou dont les émissions de solvants sont très élevées.

Evitez la condensation des gaz résiduaires pour limiter vos émissions et satisfaire aux exigences de la directive relative aux composés organiques volatils. Financièrement plus avantageuse que la postcombustion, cette technique nécessite cependant beaucoup d’énergie… ce qui en limite grandement l’intérêt environnemental et n’en fait pas une MTD.

Date de mise à jour: 18/02/2016