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Conclusions de la campagne de mesure ExpAIR

De l’ensemble des résultats collectés, il en ressort que c’est dans les transports que notre exposition au black carbon est la plus importante. En moyenne, elle est 3 fois plus élevée que la pollution de fond ou que le niveau moyen en air intérieur.

En considérant les différents modes de transport, il apparaît que :

  • Les automobilistes apparaissent les plus exposés au black carbon, avec des niveaux environ 5 fois supérieurs à ceux rencontrés en air intérieur ;
  • Les usagers des bus, tram et métro, ainsi que les cyclistes, sont exposés à des niveaux de black carbon 3 à 4 fois supérieurs à ceux de l’air intérieur ;
  • Les piétons sont sensiblement moins exposés, avec des valeurs 2 à 3 fois supérieures à celles de l’air intérieur ;
  • Les usagers du train sont les moins exposés grâce à une circulation sur des sites relativement distants des axes routiers.

Sur base de la cartographie du black carbon établie pour l’ensemble de la Région bruxelloise, on constate que les concentrations moyennes lors des heures de pointe sont entre 2 et 5 fois plus élevées que la pollution de fond ou à l'intérieur des habitations dans 73 % du réseau routier, et plus de 5 fois plus élevées pour 4 % des routes.

On note aussi que les concentrations de black carbon sont, en moyenne, 2 à 3 fois plus élevées dans une rue bordée de hauts immeubles (dite rue « canyon ») que dans une rue ouverte.

Dans une rue « canyon », le choix du trottoir peut également avoir son importance lorsque le vent souffle perpendiculairement à l’axe de la rue. En moyenne, les concentrations de black carbon sont 20 à 40 % plus élevées sur le trottoir en amont du vent que sur celui en aval.

La cartographie produite dans le cadre de ce projet est mise à disposition du public sur le site internet de Bruxelles Environnement. A l’avenir, un planificateur de trajets sera proposé pour mieux choisir son parcours en réduisant l’exposition au black carbon.

Date de mise à jour: 30/10/2017