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Les sources de pollution

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Les activités humaines constituent la principale source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations. En cause, le fonctionnement de la ville, la densité de sa population, les activités qu’elle développe, les déplacements. Même si la situation de la Région n’est pas aussi alarmante que celle d'autres métropoles européennes, elle n'en demeure pas moins préoccupante.

Bruxelles ne compte aucune industrie lourde sur son territoire : les émissions atmosphériques proviennent donc essentiellement du chauffage, du trafic automobile et d’une multitude d’autres sources diffuses.

 

Lors de la rédaction du Plan Air Climat (2002), les constats suivants ont été observés :

  • Le transport est le principal responsable de la dégradation de la qualité de l’air. Il est à l'origine de 91% des émissions de monoxyde de carbone (CO), de 89% des émissions d'hydrocarbures (HAP), de 57% des émissions d'oxydes d'azote (NOx), de 44% des émissions de composés organiques volatils (COV) et de 19% de celles de dioxyde de carbone (CO2). Certains de ces polluants sont notamment à la base des pics d' ozone troposphérique (NOX et COV) et du renforcement de l’effet de serre (CO2 ).
  • Le chauffage génère 70% des émissions de CO2 et 84% des émissions de SOX. Il s’agit donc de la première source de gaz à effet de serre à Bruxelles.
  • Les installations d’incinération (l’incinérateur d’ordures ménagères de Neder-over-Heembeek notamment) contribuent surtout aux émissions de dioxines et de métaux lourds .
  • La consommation des ménages est à l’origine de 28% des émissions de solvants, principalement en raison du choix des produits présents sur le marché : peintures, colles, vernis, ... Les solvants contribuent à la formation de l'ozone troposphérique. En matière de chauffage, les ménages sont responsables de 45% des émissions de CO2. S’il est difficile de connaître exactement la part des ménages dans les émissions dues au transport, les trajets domicile-travail en représentent une part relativement importante.
  • Compte tenu de sa faible importance dans la Région, l’industrie contribue assez peu à la pollution atmosphérique. Seuls quelques secteurs sont concernés par l'émission de polluants propres à leurs activités. Les imprimeries ou les carrosseries émettent, par exemple, des solvants (COV). En cas de mauvaise gestion, ceux-ci peuvent localement contribuer à dégrader fortement la qualité de l’air pour les riverains. Ces installations sont soumises à un permis d’environnement qui fixe les dispositions techniques que l’exploitant est tenu de respecter afin que ses activités ou ses installations ne constituent pas une gêne ou un danger pour le voisinage immédiat et ne nuisent pas à l’environnement.

 

Date de mise à jour: 13/09/2016