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L'agriculture urbaine: pourquoi?

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Potagers urbains, paniers bio, réhabilitation des fruits et légumes de saison, GASAP…, les choses bougent à Bruxelles. Et la tendance est aussi à la proximité : via des circuits de distribution courts, des filières et réseaux locaux… Ce mouvement est encore plus perceptible dans les villes et fait l’objet de diverses expériences et projets pilotes privilégiant économie d’espace, recyclage des déchets organiques et écologie urbaine tout en permettant au citadin de se reconnecter à l’agriculture.

Un retour aux sources

L’agriculture dans et autour des villes, a été pratiquée durant des millénaires à travers le monde. La mécanisation et l’urbanisation ont progressivement rejeté la production maraichère (fruits et légumes) en dehors des zones densément peuplées, avant que l’industrie agro-alimentaire ne l’internationalise largement. De la production à la consommation, les distances parcourues par les denrées alimentaires ont été décuplées, en alourdissant considérablement leur bilan environnemental. Aujourd’hui, nous assistons à une renaissance de la production alimentaire urbaine

Un potentiel en terme d’économie et d’emplois

Une agriculture urbaine à vocation commerciale est donc en développement  à Bruxelles. Elle se positionne progressivement comme un axe stratégique du développement urbain. Elle représente en effet un levier pour la transition de la région vers un système d’alimentation durable, la résilience, et participe en partie à de nombreux enjeux liés à l’alimentation durable et à son évolution socio-économique.

Une étude des Facultés Saint-Louis a évalué le potentiel d’emplois d’un système alimentaire durable à Bruxelles. Sur base d'hypothèses ambitieuses, il ressort que le secteur potentiellement le plus pourvoyeur d'emplois est celui de la production agricole urbaine.

La production alimentaire bruxelloise emploie actuellement 437 personnes à temps plein et on estime qu’il y a un potentiel de 1.400 postes supplémentaires dans la production agricole urbaine grâce au recours à des techniques de maraichage respectueuses de l’environnement et intensives en main d’œuvre.

Et plus de respect de l’environnement

Des méthodes de culture respectueuses de l’environnement ainsi qu’une production locale, avec des lieux de vente et de consommation proches (circuits courts impliquant moins de transport), réduisent fortement l’empreinte écologique de l’alimentation.

En ville, l’agriculture peut également contribuer à améliorer la qualité de l’air, réduire les îlots de chaleur, diminuer les eaux de ruissellement, fixer le carbone et protéger la biodiversité. Elle revalorise l’eau de pluie et réduit la consommation d’énergie dans le bâti, l’effet de serre urbain et la quantité de déchets. 

Date de mise à jour: 04/05/2015