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L'agriculture urbaine: comment?

L’espace agricole est rare à Bruxelles. Il a été évalué à 268 hectares en 2010. Seuls 2% de cette surface seraient consacrés au bio. Le reste est exploité en agriculture conventionnelle pour la production de pommes de terre, de blé et d’orge.

Des terres à trouver

Pour contribuer concrètement aux besoins alimentaires des citadins, il faut produire intelligemment en privilégiant les circuits courts. Sachant que chaque parcelle de terre est disputée entre les projets de préservation de la nature, de construction de logement, de parking, etc., la production alimentaire commerciale est un véritable défi pour la Région bruxelloise !

Espaces privés et terres publiques sont donc désormais dans la ligne de mire des acteurs de l’alimentation durable et les projets de production s’intègrent et s’appuient de plus en plus sur les structures de la ville au sein du tissu urbain.

Développer sa créativité

Le manque d’espace disponible en ville encourage aussi à trouver des solutions particulièrement créatives pour valoriser les espaces non utilisés (utilisation des toits, aménagement des caves, développement de cultures verticales et étagées) mais aussi à recourir à des ressources directement accessibles (compost, citernes d’eau, déchet de l’HORECA…) et à mettre au point d’ingénieuses techniques de production.

Voici quelques exemples de productions innovantes qui émergent à Bruxelles :

  • Indoor Farming : en ville, les bâtiments peuvent servir de support de production. L’indoor farming  combine l’utilisation mixte des bâtiments pour exploiter les synergies entre l’environnement bâti et l’agriculture. Elle permet de récupérer la chaleur perdue du système de ventilation du bâtiment, de traiter les eaux usées, d’installer des systèmes de récupération de l’eau de pluie et de refroidissement par évaporation.
  • L’aquaponie est la combinaison entre l’aquaculture (l’élevage de poissons) et l’hydroponie (la culture de légumes hors sol). C’est une réponse prometteuse face aux problématiques liées à la production de protéines animales. L’eau qui circule dans le système est enrichie en nutriments par les poissons et ensuite filtrée par les légumes qui y puisent les éléments nécessaires à leur croissance.
  • L’entomoculture est la culture d’insectes.  En décembre 2013, l’AFSCA a autorisé la commercialisation en Belgique de 10 sortes d’insectes, ce qui a permis de lancer ce nouveau marché.  Les insectes, avec une teneur élevée en protéines, matières grasses et minéraux, représentent une formidable ressource écologique de nourriture pour l’humanité et une alternative intéressante à la consommation de viande. Ils peuvent être élevés à partir de déchets organiques, par exemple les déchets alimentaires. La surface nécessaire à leur élevage est très inférieure à celle nécessaire aux élevages de bétails conventionnel .
  • La myciculture (ou fungiculture) est la culture de champignons comestibles. Plusieurs espèces sont cultivables, parfois sur des milieux de culture particuliers ; il est ainsi possible de cultiver des pleurotes sur du marc de café !
Date de mise à jour: 04/05/2015