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Les bons gestes

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C’est décidé, vous mettez votre poubelle au régime et démarrez votre compost. Petit tour d’horizon des trucs et astuces pour obtenir un compost de premier choix et sans odeur.

Pensez pratique !

N’installez pas votre compost trop loin de la maison, pour ne pas devoir traverser tout le jardin. Laissez aussi un peu d’espace autour du compost, pour pouvoir manœuvrer facilement bêche, râteau et seau.

A la cuisine, prévoyez un récipient en métal ou en plastique, avec un couvercle, pour stocker provisoirement vos déchets quand vous cuisinez.

Une installation optimale

Une petite armée d’organismes va se mettre au travail pour transformer vos déchets en compost. Bactéries, champignons, vers à compost, cloportes et même limaces vont, tour à tour, coloniser le tas. N’oubliez donc pas de garder toujours le fond du compost en contact avec la terre. Si votre compostière n’a pas de fond, un grillage au sol vous évitera la visite intempestive de taupes.

Si, au contraire, votre compostière a un fond, veillez à ce que les trous d’aération ne se bouchent pas en l’installant sur une palette ou des dalles écartées les unes des autres. Et en démarrant votre compost par une couche de brindilles, de taille de haie ou de paille, l’aération se fera plus facilement. Par la suite, retourner ou aérer le compost permet aussi d’accélérer le processus naturel de transformation, en favorisant la circulation d’air.

Ça chauffe!

Au début du compostage, ce sont les micro-organismes qui font le travail et ça chauffe ! Dans un grand tas de compost, la température peut atteindre 60 °C. Quand la température descend en dessous de 30°C, les vers prennent le relais et colonisent le compost. Mais plus il est mûr, moins il y a de vers, qui ne trouvent plus rien à se mettre sous la dent ! Si vous  y trouvez des fourmis, c’est que votre compost est trop sec.

Ce qu’il faut d’humidité

Votre compost doit toujours rester humide. Pour cela, il suffit de bien alterner les déchets mous et humides (épluchures de légumes, tontes de gazon…) et les déchets durs et secs (feuilles mortes, branchages, fleurs fanées…).

Quand vous pressez une poignée de compost, seules quelques gouttes d’eau doivent apparaître entre vos doigts. Si de l’eau s’écoule, c’est qu’il y a trop d’eau. Si, au contraire, la poignée s’effrite et ne colle pas, c’est que le compost est trop sec.

Stop aux mouchettes

Il n’y a rien d’anormal à avoir des mouchettes, mais elles peuvent vite se montrer énervantes. Lorsque vous avez des déchets sucrés, qu’elles apprécient particulièrement, enfoncez-les au cœur du compost ou recouvrez-les de feuilles ou de branchages. Vous pouvez aussi recouvrir le compost avec un morceau de carton.

Au bout de 6 à 12 mois, c’est prêt !

La nature a fait son œuvre. Vos déchets sont devenus un terreau 100% naturel ! Mais votre tas ne sera pas uniformément décomposé. Allez voir au centre ou dans les couches inférieures pour accéder au compost mûr: celui qui a l’aspect et la consistance du terreau, presque noir, et qui sent bon la terre des bois.

Une fois tamisé, vous pouvez l’utiliser pour le gazon, les jardinières, le potager, les arbres et les plantes d’intérieur. Quant au compost plus jeune, qui n’a pas encore 6 mois, il fait un excellent paillis, en couche épaisse, pour les plantes vivaces, les fraisiers ou les légumes gourmands.

Date de mise à jour: 28/07/2017