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Aérer ou ventiler

Il existe plusieurs façons de renouveler l’air : au moyen d’équipements spéciaux (ventilation), par l’ouverture de portes ou fenêtres (ventilation intensive en complément à la ventilation ou l'aération s'il n'y a pas de dispositifs prévus pour la ventilation) et par les interstices et les fentes (infiltration/exfiltration). Ces différentes manières ne sont pas toutes aussi efficaces. Dans les paragraphes suivants, les différentes notions et leur efficacité sont expliquées.

Ventiler’ signifie apporter de l’air frais et évacuer l’air humide et vicié d’une pièce de façon permanente. Ventiler se fait au moyen de dispositifs spécialement prévus à cet effet, qui donnent la possibilité à l’habitant d’assurer un renouvellement de l’air permanent mais réglable. Il existe différents systèmes de ventilation.

Par contre, ‘Aérer’ est l’action de renouveler des quantités relativement importantes d’air, de manière non permanente, en ouvrant les portes et/ou les fenêtres, le but étant d'atteindre les mêmes résultats qu'en ventilant de manière contrôlée. C’est la méthode la plus simple pour renouveler l’air intérieur, mais pas la plus efficace. Car chaque fois que l’on aère, l’air est souvent renouvelé plus que nécessaire (5 à 40 fois plus), mais l’effet du renouvellement disparaît assez rapidement, en fonction de la situation et du degré de pollution de l’air intérieur (souvent, les concentrations de certains paramètres comme le CO2 sont à nouveau dépassées après 1 heure ). Il ne faut pas confondre l'aération et la ventilation intensive. La ventilation intensive s'applique également par l'ouverture de portes et/ou fenêtres, mais en complément à la ventilation permanente dans certaines circonstances particulières (par exemple, dans le cas de surchauffe, d'ensoleillement extrême, ou lors d'activités polluantes), en vue de maintenir la qualité de l'ambiance intérieure dans des limites acceptables.

Le renouvellement de l’air qui s’effectue par le biais des interstices et des fentes dans un bâtiment s’appelle l’ ‘infiltration (la pénétration de l’air extérieur) et l’ ‘exfiltration (l’échappement de l’air intérieur). Cette forme de renouvellement d’air n’est toutefois pas contrôlable, car elle dépend de la force du vent, de la direction du vent, des différences de températures et de l'étanchéité à l'air du bâtiment. C’est pourquoi elle est n'est pas considérée comme étant la manière la plus adéquate de garantir un renouvellement de l'air suffisant.

Etant donné que la quantité d’air à renouveler dans une pièce dépend du nombre de personnes présentes, l'aération par l’ouverture des portes ou fenêtres, ou par les interstices et les fentes, ne garantit pas un renouvellement de l'air efficace, car ces formes de renouvellement d’air sont difficilement contrôlables. Elles peuvent d'ailleurs provoquer des courants d'air et sont une source de pertes de chaleur inutile. De plus, la pièce sera fortement refroidie par l'ouverture des portes et/ou fenêtres et ne sera plus protégée contre la pluie, l'effraction, les bruits ambiants, le vent, les insectes etc. La manière la plus recommandée pour renouveler l’air de façon contrôlée est la ventilation. Pourtant, une ventilation contrôlée n’est pas toujours réalisable à cause des difficultés techniques rencontrées en rénovation, ou pour des raisons budgétaires, ou encore de propriété,... L'objectif de ce document est de démontrer que, même dans ce type de situation, il est possible d’atteindre une bonne qualité de l’air.

Date de mise à jour: 17/10/2017