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Les bonnes pratiques pour construire et rénover

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En Europe, le secteur de la construction est responsable de 50% du total des ressources naturelles exploitées, de 45% de la consommation totale d’énergie et de 40% des déchets produits. Il est donc primordial de réduire au maximum l’impact du secteur du bâtiment sur l’environnement. Les actions à entreprendre s’articulent autour de 5 grands thèmes.

1er enjeu : l’économie d’énergie.

Le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources naturelles sont des problématiques que nul ne peut plus ignorer. Il est possible de les prendre en compte de différentes manières dans tout projet de construction : par exemple, en améliorant l’isolation pour réduire les émissions de gaz à effet de serre résultant du chauffage des bâtiments.

2e enjeu : la consommation d’eau potable et la gestion des eaux de pluie.

Economiser l’eau devient un enjeu de plus en plus important. En effet, même en Belgique, rendre l’eau potable et l’acheminer coûtent cher et consomme de l’énergie. Le prix de l’eau de distribution tend à augmenter tandis que celle-ci est déjà source de conflits géopolitiques ailleurs.
Par ailleurs, les grosses pluies de ces dernières années laissent entrevoir le problème de la gestion des eaux de ruissellement qui perturbent, notamment, la gestion des stations d’épuration. En cas d’orage, les eaux de ruissellement diluent les effluents à épurer et remettent en suspension les boues de décantation des bassins d’orage. Elles causent également le phénomène d’érosion ainsi que des inondations, sources de dégâts importants.

3e enjeu : le choix des matériaux et des matières premières utilisés dans la construction.

Certains matériaux de constructions proviennent de ressources naturelles limitées ou sont produits de manière polluante. L’important est de savoir dans quelle mesure ils sont énergivores et polluants. N’hésitez donc pas à vous renseigner sur leur mode de production et de mise en œuvre, ainsi que sur leur provenance (distance de transport).

4e enjeu : le confort de vie, la santé et la pollution intérieure.

Une habitation doit avant tout être un lieu de vie confortable et sain : nous passons 80% de notre temps à l’intérieur des bâtiments, dont l’air est parfois plus pollué qu’à l’extérieur en raison d’un manque de ventilation ou de matériaux dégageant des produits toxiques. Les conséquences peuvent aller de simples maux de têtes aux allergies, ou à des maladies plus graves.

La gestion de l’humidité, de la lumière naturelle et du bruit sont aussi des facteurs importants pour une bonne qualité de vie.

5e enjeu : l’aménagement du territoire et la biodiversité.

En zone urbaine, penser et limiter ses déplacements permet de gagner beaucoup de temps et d’argent, et de ne pas participer à l’engorgement du réseau routier et à la pollution.

L’espace est une ressource limitée en ville, à consommer avec parcimonie grâce à un aménagement du territoire bien pensé.

La biodiversité est bien présente mais malmenée. Pourtant, la ville est un écosystème et les zones de nature sont bénéfiques à tous (régulation du climat, dépollution, détente, …). Son maintien et son encouragement sont nécessaires.

L’éco-construction ne se limite donc pas à construire un bâtiment de la façon la plus écologique possible. Il importe également de considérer l’aménagement du territoire et l’environnement directs. Veillez donc à ce que les installations existant à proximité répondent à vos besoins afin de réduire au maximum vos trajets personnels en voiture. Tenez également compte de la présence d’espaces verts et de la biodiversité régnant dans les environs. La présence de nature est d’une importance cruciale en ville. Vous pourrez y contribuer en créant des zones refuges pour la faune et la flore : aux abords de votre bâtiment, sur votre façade ou votre toit, etc.

Date de mise à jour: 07/05/2015