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Réduire les nuisances sonores urbaines

Pour réduire la pollution sonore urbaine, des mesures d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de gestion des voiries existent.

Eviter ou diminuer l'intensité du bruit à la source est bien évidemment la solution idéale: par exemple, utiliser des moyens de transports, des machines ou des outils plus performants et moins bruyants. Ou adopter des mesures de réduction du trafic, modifier le revêtement des routes…

Mais pour réduire la propagation des sons, dans la ville, des solutions urbanistiques peuvent également être trouvées afin de protéger les espaces extérieurs (parcs, places, rues résidentielles, etc.).

A cet effet, plusieurs solutions sont proposées et mises en place en Région de Bruxelles-Capitale

La mobilité

Les plans de gestion de la mobilité, comme le Plan Iris ou les Plans communaux de mobilité, jouent un rôle tant dans la répartition des sources de bruit liées au transport que dans la promotion des modes de déplacement plus respectueux de l'environnement. En outre, les mesures qui visent à réduire la vitesse des véhicules motorisés en milieu urbain contribuent à améliorer l'ambiance sonore des quartiers.

Il est connu qu’une réduction de vitesse de 70 à 50 km/h entraîne une diminution de niveau sonore de 2 à 3 dB.

L’aménagement des voiries

Les aménagements locaux de voirie (ralentisseurs de vitesse, plateaux, dévoiements latéraux, etc.) ou les délimitations de zones à statut spécifique (zones 30, zones résidentielles, zone piétonne et réservée au jeu, etc.) ont un impact sur la mobilité et la vitesse de circulation et de, façon indirecte, sur le niveau de bruit lié au trafic routier.

L'affectation du sol

En Région de Bruxelles-Capitale, le Plan Régional d'Affectation du Sol et les Plans Particuliers d'Aménagement du Sol à l'échelle communale sont des outils de planification permettant d’anticiper les impacts négatifs d'une affectation générant du bruit (industries, commerces, etc.) à proximité d'une affectation plus sensible (logements, hôpitaux, etc.) ou d’éloigner la source de bruit par rapport aux espaces à protéger.

L’aménagement d’espaces tampons, de zones calmes

La création d'espaces tampons est encore une solution pour se protéger des bruits de la ville.

La Région de Bruxelles-Capitale est reconnue pour ses parcs et le caractère vert de ses intérieurs d’îlot. Ceux-ci contribuent à la qualité du cadre de vie par le calme et la verdure.

L'agencement des bâtiments

L'implantation des bâtiments, les uns par rapport aux autres, joue un rôle acoustique important. Par exemple, des bâtiments mitoyens ou reliés entre eux par des murs de clôture constituent des obstacles efficaces au bruit. Des bâtiments plus élevés et affectés à des fonctions moins sensibles en bordure d'une source de bruit (une autoroute par exemple) constituent également un moyen efficace de protéger des bâtiments plus bas et plus sensibles à l'arrière.

Le placement d’obstacles à la propagation du bruit

Les murs antibruit, les écrans acoustiques, les merlons de terre, etc. sont des aménagements très utiles et performants pour limiter la propagation du bruit. Mais leur implantation n'est pas facile en ville et il est important que l’esthétique de ceux-ci soit prise en considération dans le paysage urbain.

Agir sur le choix des matériaux

Les éléments constitutifs du milieu urbain (bâtiments, murs, revêtements de sol, mobiliers urbains, etc.) possèdent des qualités acoustiques plus ou moins réfléchissantes ou absorbantes selon les matériaux utilisés. Le choix d'un revêtement pour une voirie est également un élément important dans la maîtrise de l’ambiance sonore urbaine.

Créer des effets de masque

En présence de plusieurs bruits, l'effet de masque permet de n'en distinguer que certains d'entre eux, préférentiellement les plus agréables. Ainsi, la présence d'une fontaine, d'un rideau d'arbres parcouru par le vent peut atténuer voir faire disparaître le bruit d'une source plus désagréable, telle qu’une route.

Réfléchissions sur nos comportement.

Il ne faut pas non plus oublier que nous sommes tous gêneurs et gênés en matière de bruit. Nous faisons du bruit en conduisant notre voiture, en tondant notre pelouse, en passant une soirée animée sur une terrasse. Inversement, nous subissons les bruits de la vie quotidienne de nos voisins. Nos comportements ont donc une influence non négligeable sur le bruit en ville. Pour bien vivre entre voisins, c'est par ici...

Date de mise à jour: 18/07/2017