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Contre le bruit, on peut agir

En ville, le bruit est presque permanent. Pourtant, il nuit à la santé ! En adoptant quelques gestes simples, on peut facilement baisser le volume et améliorer sa qualité de vie.

Des bruits inévitables

Trafic, foule, musique, ventilation, terrasses de restaurant… Inévitablement, la ville est bruyante puisqu’on y vit. Sans parler du bruit auquel nous nous exposons volontairement, en écoutant la musique dans des écouteurs, par exemple, ou en tondant la pelouse. Près de 70% des Bruxellois considèrent le bruit comme une des nuisances environnementales principales qui perturbe leur qualité de vie. Pire encore : le bruit a des impacts réels sur la santé !

Le bruit, ça nuit

L’intensité du bruit, mesurée en décibels, et la durée d’exposition au bruit, peuvent avoir de sérieux impacts sur la santé.

  • Audition : fatigue auditive, surdité, sifflement permanent… Au-delà d’un certain niveau, le bruit rend sourd, quelque fois de manière irréversible.
  • Sommeil : pour se reposer, l’organisme a besoin d’un environnement calme. Le bruit ne perturbe pas seulement la qualité du repos, mais a aussi des effets sur la tension artérielle, la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire.
  • Stress et anxiété : le bruit énerve, agace, exaspère ! Le stress engendré peut même avoir des conséquences sur la digestion, la qualité des défenses immunitaires et les sécrétions hormonales.
  • Concentration : impossible de se concentrer quand il y a du bruit ! Dans des usines bruyantes, le taux d'accident de travail est d’ailleurs multiplié par 4. Qu’il s’agisse d’un bruit de fond ou d’un bruit élevé, l’apprentissage aussi devient compliqué.
  • Sociabilité : Ie bruit irrite, il rend impatient et agressif. C’est chacun pour soi et des petites incivilités entre voisins peuvent prendre des proportions incroyables !

Quelques habitudes simples à prendre peuvent considérablement diminuer l’impact du bruit sur la santé :

Baisser le volume

Un environnement calme se caractérise par un niveau de 20 décibels. Au-delà de 60 décibels, le bruit devient fatiguant et à partir de 85 décibels, il peut provoquer des lésions. Avec un peu de bon sens, nous pouvons facilement nous protéger, et protéger les autres :

  • Réduisez le volume sonore de la musique dans vos écouteurs, vos oreilles vous en seront reconnaissantes, vos voisins de tram aussi ! Faites la même chose à la maison.
  • Coupez votre moteur de voiture à l’arrêt : en plus, vous consommerez moins de carburant.
  • Au concert, ne vous placez pas trop près des baffles.
  • Portez un casque de protection quand vous bricolez : perceuses, foreuses et scies ont des niveaux sonores dangereux, de l’ordre de 95 décibels.

S’exposer moins longtemps

Il n’y a pas que le niveau qui compte. La durée d’exposition au bruit joue aussi un grand rôle. Pensez à limiter le temps passé dans un univers bruyant, par exemple :

  • 20 minutes sur un chantier de construction (100 décibels).
  • 3 heures lors d’une soirée dansante (90 décibels).
  • 8 heures dans le bruit du trafic routier (85 décibels).

S’équiper

Prendre en compte le niveau sonore dans ses achats permet d’améliorer considérablement le confort acoustique ! Pensez, par exemple, à :

  • Vérifier le niveau de décibels en cas d’achat d’appareils électroménagers.
  • Aménager votre habitation : tapis ou patins sous les chaises permettent de réduire les bruits d’impact. 
  • Renforcer l’isolation acoustique : plancher anti-bruit, châssis performants ou isolation extérieure réduiront le bruit dans votre logement.

Bons pour vous, bons pour vos voisins

Réduire le volume et éviter le tapage vous permet aussi, souvent, d’entretenir de meilleures relations avec vos voisins !

Date de mise à jour: 20/06/2017