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Des déchets aux ressources

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Déchets domestiques

Transition vers une économie circulaire

Les objets et biens que nous consommons au quotidien se composent de matière première , qu’elle soit primaire (issue de l’exploitation et de l’extraction) ou secondaire (issue du recyclage). Le plus souvent, nous consommons ces biens et objets pour répondre à nos besoins ou pour nous faire plaisir. Dans certains cas, nous pourrions cependant nous poser la question de la pertinence d’une telle mobilisation de matières premières pour l’usage qui en est fait.

Une fois consommé, le bien ou objet arrivé en fin de vie peut le plus souvent être valorisé, que ce soit en lui donnant une seconde vie ou en récupérant les matières premières . Nos déchets sont en effet avant tout des matériaux et l’on peut sous cet angle les considérer comme des ressources à valoriser. C’est le principe de l’économie circulaire, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

La valorisation de ces ressources prend d’autant plus d’importance aujourd’hui qu’il est admis que les ressources mondiales sont limitées. On ne peut donc plus se permettre de jeter et nous devons nous appuyer sur les ressources déjà mobilisées en les réutilisant et recyclant un maximum de fois pour ne jeter (et donc sortir du cycle des ressources et de l’économie) qu’un minimum de « déchets ». Dès lors, ce qui était avant considéré comme des déchets,  sans valeur mais avec un coût d’élimination, devient aujourd’hui de une véritable matière première secondaire à revaloriser, à la fois pour économiser les ressources de notre planète et pour stimuler notre économie.

A l’échelle locale, c’est d’autant plus important pour une Région comme Bruxelles qui  dépend très largement des importations.

L’échelle de Lansink, qui hiérarchise les différents traitements des déchets (prévenir, réemployer, recycler, valoriser et éliminer les déchets) est ainsi une des clés principales pour atteindre ce principe d’économie circulaire des ressources.

La première étape est la prévention. Il s’agit d’éviter de produire un déchet, par exemple par des actions d’écoconception, des comportements éco-responsables, … On distingue la prévention quantitative (limiter les quantités de déchets produites) et la prévention qualitative (diminuer la dangerosité des déchets produits, par exemple en remplaçant des produits dangereux par des produits plus écologiques). Le réemploi direct fait aussi partie de la prévention (par exemple les produits de seconde main).

La deuxième étape est la préparation au réemploi. Les produits et matériaux dont un professionnel ou un particulier veut se séparer peuvent être réemployés. L’étape de préparation au réemploi peut être un simple contrôle visuel, du tri (vêtements), de la remise en état (matériaux de construction), de la retouche (vêtements) ou de la réparation (meubles, appareils électroniques).

La troisième étape est le recyclage. Il s’agit de récupérer le matériau qui constitue le déchet pour produire de nouveaux objets, soit les mêmes (du verre de bouteille en nouvelles bouteilles), soit des produits différents (le plastique des bouteilles en vêtements de type polar).

Dans la récupération d’énergie, le matériau constitutif du déchet est incinéré et on ne récupère principalement que l’énergie liée à la combustion du déchet. Cela ne doit avoir lieu que pour des déchets résiduels qui ne sont pas recyclables. L’opération a généralement lieu dans des incinérateurs qui récupèrent la chaleur de combustion des déchets sous forme de vapeur. Cette vapeur alimente alors directement un réseau de chaleur ou est convertie en électricité. Les fumées, les cendres et les mâchefers de combustion qui sont alors produits sont des éléments qui doivent à nouveau être traités.

L’élimination, soit l’incinération sans récupération d’énergie ou encore la mise en décharge, est le traitement pour les déchets qui ne peuvent pas être revalorisés. La mise en décharge consiste à  enterrer dans le sol sous des conditions très strictes. Le site est surveillé pendant plusieurs dizaines d’années. Les gaz et les jus produits par les déchets enterrés sont collectés et traités. Il existe 3 types de décharge : pour les déchets inertes, pour les déchets dangereux, et pour les déchets non dangereux. Il n’existe plus de décharge en Région de Bruxelles-Capitale. La mise en décharge est parfois considérée comme du stockage de déchets. En effet puisque ces déchets sont toujours constitués de matériaux, ils seront peut-être un jour exploités par les générations futures comme des ressources !

 

Date de mise à jour: 22/08/2016