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Le coût de l'eau

Disposer d’eau potable à domicile n’est pas gratuit, tout le monde le sait. Mais de quoi dépend le prix que l’on paye ?

Avant tout, il faut la produire et l’amener jusque dans chaque foyer : elle doit être pompée, acheminée, traitée et enfin distribuée via un réseau qui nécessite un entretien constant… Ensuite, une fois consommée, l’eau doit être collectée et épurée avant d’être renvoyée vers le milieu naturel. Autant de coûts reflétés, jusqu’à présent, dans le prix de l’eau. A l’avenir, il  devra aussi intégrer le coût environnemental, soit les frais liés à la préservation ou à la restauration de la qualité de l’eau. Qu’en est-il à Bruxelles ?

Que payons-nous aujourd’hui ?

En tant que bruxellois, savez-vous que votre consommation d’eau domestique s’élève, en moyenne, à un peu moins de 100 litres par jour ? A l’échelle de la Région, cela représente chaque année des millions de m³ d’eaux à produire et à assainir ensuite.

Ainsi, outre le prix d’approvisionnement de l’eau consommée, chaque bruxellois contribue aussi à la gestion des eaux usées. Depuis 2006, la Région a instauré le principe de gestion rationnelle et durable de la ressource et celui du « pollueur payeur ». En d’autres mots, plus nous consommons d’eau potable et donc, plus nous déversons d’eaux usées… plus élevée est notre facture. Ce principe se fait à travers un système de tarification progressif. Dans la pratique, cela signifie que le prix de l’eau augmente exponentiellement chaque fois qu’un palier de consommation est dépassé.



La facture d’eau à Bruxelles se divise en trois composantes principales :

  • Le prix de l’eau qui permet le financement du service d’approvisionnement en eau potable ainsi que les besoins en investissements afin d’assurer la pérennité des infrastructures ;
  • La redevance d’assainissement communal qui permet le financement de l’activité de collecte des eaux usées ainsi que les besoins en investissements des ouvrages de collecte des eaux usées et pluviales.
  • La redevance d’assainissement public régional qui permet le financement de l’activité d’épuration des eaux usées ainsi que les besoins en investissements des infrastructures, soit les deux stations d’épuration du nord et du sud de la Région.

Dès lors que vous disposez d’un compteur d’eau ouvert à votre nom, vous êtes soumis à cette grille tarifaire (consultable sur le site d’HYDROBRU. Ainsi, la réutilisation de l’eau de pluie issue des citernes à usage domestique n’est actuellement soumises à aucune redevance.



Notez, cependant, qu’en sont exemptées les personnes à charge des CPAS ou qui établissent que leurs revenus, pour la période concernée, sont égaux ou inférieurs au revenu d’intégration. En sont également exemptées les personnes qui fournissent de l’eau à des personnes faisant partie d’un tel ménage.

Et les entreprises ?

Les entreprises sont, elles aussi, soumises à la même grille tarifaire, à la différence que les différentes composantes n’évoluent plus en fonction des volumes consommés mais sont linéaires. La réglementation bruxelloise distingue, à ce titre, l’usage domestique de l’eau pour l’hygiène, la cuisine, le nettoyage… de l’usage non domestique par les industries et les exploitations commerciales. Actuellement, les entreprises comptant moins de 7 collaborateurs sont considérées comme déversant des eaux à usage domestique.

Notez, cependant, que les grosses industries identifiées comme polluantes devront quant à elles payer le service d’épuration des eaux usées sur base des charges polluantes déversées.

Et demain ?

La directive cadre sur l’eau de l’Union européenne prescrit d’intégrer désormais le coût de gestion de la ressource et environnemental de l’eau à son prix. Concrètement, le prix de l’eau devra donc inclure le coût des mesures prises pour en préserver et en restaurer la quantité et la qualité. Ce « coût-vérité » de l’eau doit toutefois être appliqué de manière socialement responsable pour la population bruxelloise.

Date de mise à jour: 19/05/2015