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Habitats

Habitat : un habitat peut être considéré comme le lieu où vit un organisme vivant ou un groupe d’organismes donné. Un habitat proprement dit est subdivisé en plusieurs unités géographiques, également appelées biotopes.

En Région bruxelloise, on dénombre neuf types d’habitats d’importance communautaire repris dans l’annexe I de la directive « Habitats ». Ils ont chacun reçu un code européen et deux d’entre eux sont considérés comme prioritaires en raison de leur rareté ou de leur spécificité régionale (nous les signalons par un astérisque). Un dixième habitat peut être développé par une gestion appropriée dans certains étangs des parcs et bois de la Région bruxelloise.

3150 Etangs naturellement eutrophes

4030 Landes sèches européennes

6430 Mégaphorbiaies

6510 Pelouses maigres de fauche de basse altitude

7220* Sources pétrifiantes avec formation de travertins

9120 Hêtraies acidophiles atlantiques

9130 Hêtraies du type Asperulo-Fagetum

9160 Chênaies pédonculées ou chênaies-charmaies du Carpinion-Betuli

9190 Vieilles chênaies acidophiles

91E0* Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior

Etangs naturellement eutrophes

Descriptif: ce type d’habitat se rencontre dans des eaux stagnantes ou à courant très faibles, de profondeur faible à assez profonde, tels que des lacs, mares, étangs ou bras morts, sur des sols riches en nutriments. Les échanges chimiques avec le sol rendent l’eau naturellement riche en nutriments.

Etangs naturellement eutrophes

Code

Superficie

Distribution

Vue

3150

20 ha

Cet habitat est présent en Forêt de Soignes, la vallée de la Woluwe et la vallée du Molenbeek.

 



Landes sèches européennes

Descriptif: végétation mésophile ou xérophile, inféodée au sable décalcifié superposé aux sables et grès calcaire (podzolisation). Propre aux climats atlantiques, cette végétation est dominée par la bruyère (Calluna vulgaris), parfois en association avec la fougère pectinée (Blechnum spicant).

Landes sèches européennes

Code

Superficie

Distribution

Vue

4030

< 1 ha

Existe sous forme de reliquat en Forêt de Soignes (pentes du Rouge-Cloître, Pinnebeek, est du Coin du Balai) et sur le Plateau de la Foresterie (Watermael-Boitsfort). Volonté d’étendre ces zones par une gestion adéquate, comme c’est le cas, notamment au Rouge-Cloître.

Landes.seches.europ

Mégaphorbiaies

Descriptif: ce type d'habitat s’étend souvent de façon linéaire le long des rives, où il forme une couche herbacée haute, nitrophile et humide. En raison sa diversité environnementale, il abrite une faune et une flore riches et variées. Ces friches de qualité se raréfient à Bruxelles à cause d’une eutrophisation non naturelle trop importante, de la dégradation et des perturbations engendrées par les activités humaines (drainage, gestion inadéquate…). La Reine-des-prés (Filipendula ulmaria) et le Cirse maraîcher (Cirsium oleraceum) sont deux espèces végétales caractéristiques de ce type d’habitat.

Mégaphorbiaies

Code

Superficie

Distribution

Vue

6430

Environ 7 ha

Cet habitat est présent dans les vallées et vallons humides des sites Natura 2000. L’habitat se développe où on pratique une gestion de fauchage tardive

Megaphorbiaies

Pelouses maigres de fauche de basse altitude

Descriptif: prairies extensives de plaines généralement peu fertilisées et riches en espèces. Une de leurs caractéristiques est la diversité souvent importante des astéracées (marguerite, centaurée, cirse…) et des ombellifères (panais, cerfeuil sauvage, berce…) qu’on y trouve. L’intensification de l’agriculture représente la principale menace pour ce type d’habitat, mais dans le contexte bruxellois, il s’agit plutôt de l’urbanisation.

Pelouses maigres de fauche de basse altitude

Code

Superficie

Distribution

Vue

6510

Environ 20 ha

Locale et fragmentaire en périphérie de la Région bruxelloise, liée à des pratiques agricoles plus traditionnelles et à petite échelle ou le long de certains talus de voies ferrées. Quelques prairies résiduelles se maintiennent également sur le Kauwberg et sur le Plateau Engeland à Uccle.

Pelouses-maigres

Sources pétrifiantes avec formation de travertins

Descriptif: sources d’eau calcaire avec dépôt actif de travertins et dominées par les bryophytes (Cratoneurion commutati).

Sources pétrifiantes avec formation de travertins

Code

Superficie

Distribution

Vue

7220

Très ponctuelle

Fragmentaire, résiduelle et dégradée. Un fragment de ce type d’habitat est encore présent au nord de Bruxelles dans les Bois du Laerbeek, de Dieleghem et du Poelbos.

Sources-pétrifiantes

Hêtraies acidophiles

Descriptif: cet habitat est typique de la forêt bruxelloise (forêt cathédrale). Il s’est développé sur des sols neutres ou presque neutres, à humus doux (mull), et se caractérise par une forte représentation d’espèces comme l’Anémone sylvie (Anemone nemorosa), le Lamier jaune (Lamium galeobdolon), l’Aspérule odorante (Galium odoratum) et la Mélique uniflore (Melica uniflora). La perte en biodiversité est majoritairement liée aux activités récréatives observées sur les sites (hors piste, vagabondage des chiens, cueillette non autorisée), mais aussi à l’influence humaine et à une gestion pas toujours bien adaptée (dans les « parcs de château », par exemple). Une vision structurelle avec une répartition claire des possibilités récréatives et une explication de la gestion souhaitée s’impose.

Hêtraies acidophiles atlantiques

Code

Superficie

Distribution

Vue

9120

Environ 1250 ha

L’habitat forestier le plus abondant dans les sites Natura 2000. La Forêt de Soignes est la station la plus importante où l’on peut observer.

 

Hêtraies du type Asperulo-Fagetum

Descriptif: cet habitat est typique de la forêt bruxelloise (forêt cathédrale). Il s’est développé sur des sols neutres ou presque neutres, à humus doux (mull), et se caractérise par une forte représentation d’espèces comme l’Anémone sylvie (Anemone nemorosa), le Lamier jaune (Lamium galeobdolon), l’Aspérule odorante (Galium odoratum) et la Mélique uniflore (Melica uniflora). La perte en biodiversité est majoritairement liée aux activités récréatives observées sur les sites (hors piste, vagabondage des chiens, cueillette non autorisée), mais aussi à l’influence humaine et à une gestion pas toujours bien adaptée (dans les « parcs de château », par exemple). Une vision structurelle avec une répartition claire des possibilités récréatives et une explication de la gestion souhaitée s’impose.

Hêtraies acidophiles atlantiques

Code

Superficie

Distribution

Vue

9130

Environ 195 ha

 

 

Chênaies pédonculées ou chênaies-charmaies du Carpinion-Betuli

Descriptif: Forêts à chênes pédonculés (chênaies pédonculées) ou à chênes mélangés avec des charmes et des tilleuls à petites feuilles (chênaies mixtes). La floraison de printemps y est très riche et n’est pas dominée par la jacinthe des bois. Cette forêt se développe sur des sols régulièrement saturés en eau (sols hydromorphes) ou à très bonnes réserves en eaux (fonds de vallon, dépressions, proximité de forêts riveraines…). La perte en biodiversité est majoritairement liée aux activités récréatives présentes (hors piste, vagabondage des chiens, cueillette non autorisée), mais aussi à l’influence humaine et à une gestion pas toujours bien adaptée (dans les « parcs de château », par exemple).

Chênaies ou chênaies-charmaies

Code

Superficie

Distribution

Vue

9160

Environ 260 ha

Habitat réparti sur les trois ZSC, mais surtout au Bois de la Cambre qui se compose en grande partie de chênaies.

Chenaies-charmaies

Vieilles chênaies acidophiles à chêne pédonculé

Descriptif: forêt acidophile à chêne pédonculé, bouleau verruqueux et bouleau pubescent, souvent mélangée avec le sorbier des oiseleurs. Elle croît sur des sols pauvres (oligotrophes), souvent sablonneux et podzolisés (composé de matières organiques peu évoluées) ou saturés en eau (hydromorphes). La strate arbustive est peu développée. La strate herbacée est composée quant à elle d’espèces appartenant au groupe de la canche flexueuse (Deschampsia flexuosa).

Vieilles chênaies acidophiles à chêne pédonculé

Code

Superficie

Distribution

Vue

9190

Environ 30 ha

 

Vieilles-chenaies-acidophile

Forêts alluviales à aulnes glutinosa et Fraxinus excelsior

Descriptif: forêts mixtes à aulnes et frênes se développant sur des sols humides (plaines alluviales). Leur sous-bois se compose fréquemment d’une végétation luxuriante de hautes herbes ou d’une végétation de suintements. Elles sont importantes pour le rôle tampon (infiltration) qu’elles assument en cas de fortes pluies et pour leur grande biodiversité. Malheureusement, elles sont menacées par l’eutrophisation et le drainage.

Forêts alluviales à aulnes et frênes

Code

Superficie

Distribution

Vue

91E0

Environ 74 ha

 

Forets-alluviales

 

Date de mise à jour: 25/01/2016
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