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Les limaces

Mollusques gastéropodes pulmonés, les limaces n’ont pas vraiment bonne réputation. Surtout auprès des maraîchers et des horticulteurs (professionnels ou simples amateurs) qui voient en elles une ennemie redoutable. Leur aspect peu ragoûtant et le mucus gluant qu’elles produisent pour pouvoir se déplacer y sont aussi pour beaucoup.

Rôle écologique

Comme tout être vivant, la limace est un maillon de la chaîne alimentaire. Si elle se nourrit (selon les espèces) de végétaux tendres, de feuilles sèches, de fruits, de mousses, de champignons et même de cadavres de petits animaux, participant en cela à la décomposition des matières organiques, elle constitue à son tour une source de nourriture appréciable à d’autres espèces animales : grenouilles, crapauds, hérissons, musaraignes, taupes, grives, pies, orvets…

Rouge ou noire ?

En Région bruxelloise, les limaces les plus répandues sont :

  • l’Arion vulgaris, une espèce exotique qui ressemble beaucoup à la Grande limace rouge (Arion rufus) et qui a été introduite accidentellement dans la région. Elle est d’ailleurs en train de remplacer complètement l’espèce indigène qui a aujourd’hui presque entièrement disparu. Se nourrissant surtout d’algues et de feuilles mortes, elle ne constitue pas un danger majeur pour les jardins et les potagers ;
  • la limace horticole (Ariion hortensis) : de couleur bleue/noire avec deux bandes latérales gris-brun et un pied jaune orangé, elle se nourrit de plantes vertes, de fruits et de champignons. C’est elle qui pose surtout problème.

Lutter contre les limaces ?

Il n’existe pas de remède miracle pour se débarrasser des limaces lorsque celles-ci deviennent trop envahissantes. La lutte chimique est à proscrire (notamment les fameux petits granulés bleus) parce qu’en éliminant les limaces, elle tue aussi tous ceux qui s’en nourrissent ou d’autres espèces parentes (comme les escargots). En outre, en se désagrégeant, les substances toxiques contenues dans le produit pénètrent dans le sol, là où justement les légumes, les herbes et les plantes puisent leurs éléments nutritifs.

Alors que faire ? Prendre un ensemble de précautions. L’info-fiche publiée ci-dessous en énumère quelques unes. Le dossier de la CEBE est également très intéressant à ce sujet.

Ce qu’il faut savoir, c’est que certaines années sont plus propices aux limaces. Lorsque les hivers ont été doux et humides, elles sont plus nombreuses à réapparaître au printemps, de même lorsqu’il pleut l’été. Par contre, un gel intense et prolongé l’hiver ou des étés très chauds et secs rendent leur survie difficile. Les mesures à prendre ne seront donc pas identiques chaque année.

Outre les conditions climatiques, la prolifération de limaces est peut-être aussi le signe d’un déséquilibre de l’écosystème : leurs prédateurs naturels (hérissons, crapauds, grives…) ayant déserté la zone. Créer un jardin naturel où seront réunies les conditions propices au retour de ces animaux résout en partie le problème.

Les limaces se déplacent et se nourrissent essentiellement la nuit ; elles passent donc leur journée à l’abri dans des endroits où l’humidité peut être maintenue : dans les hautes herbes, sous une pierre, un tas de bois… Sachant que les limaces se déplacent peu et lentement, l’élimination de ces refuges à proximité des potagers ou des plates-bandes peut avoir de bons résultats.

Date de mise à jour: 27/05/2016
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