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Les hirondelles et le martinet

Les hirondelles sont des oiseaux chanteurs que vous reconnaîtrez à leur vol papillonnant lorsqu’elles chassent les insectes. Elles ne sont pas du tout peureuses. Oiseaux migrateurs, elles reviennent au printemps après avoir passé l'hiver dans des régions plus chaudes et plus avenantes. Deux espèces d’hirondelles nichent en Région bruxelloise : l’hirondelle de fenêtre et l’hirondelle rustique.

L’hirondelle de fenêtre

Les hirondelles de fenêtre (Delichon urbica) s’installent autant dans les villages et les villes, que dans les espaces ouverts. Elles construisent leurs nids à partir de boue, sous les toits en surplomb, sous les ponts… Elles seront vos hôtes en été. En effet, chaque année en avril, après avoir passé l’hiver en Afrique, elles reviennent à l’endroit où elles sont nées pour y nicher à leur tour.

L’hirondelle rustique

L’hirondelle rustique (Hirundo rustica) se reconnaît facilement à sa longue queue fourchue, son plumage sombre, sa gorge et son front rouge-brun et son ventre blanc. Oiseaux migrateurs, les hirondelles rustiques séjournent dans notre pays d’avril à octobre et passent l’hiver en Afrique.

Le mâle et la femelle construisent ensemble un nid en forme de boule à partir de boue, et le renforcent avec des végétaux. Les hirondelles rustiques nichent dans et aux abords des fermes.

L’hirondelle de rivage

Jusque dans les années ‘70, une troisième espèce d’hirondelle nichait encore en Région bruxelloise : l’hirondelle de rivage (riparia riparia). Elle a disparu avec les dernières sablières qui étaient leur endroit de prédilection pour nicher. En 2008, une paroi de couvaison en bois a été construite le long de la rive du Molenwijven à Watermael-Boitsfort. Espérons que cette construction puisse un jour offrir une alternative aux habitats naturels disparus de cette espèce.

A l’heure actuelle, puisqu’elles ne nichent plus chez nous, les hirondelles de rivage ne peuvent plus être observées qu’au printemps et en automne, lorsqu’elles migrent de leur région d’hivernage vers le sud et inversement.

Que faire pour les aider?

Tous les nids d’oiseaux, même en cours de construction, sont protégés par la loi (Ordonnance du 29 août 1991 relative à la conservation de la faune sauvage et de la chasse). Il est donc interdit de les détruire ou d’empêcher les mouvements des oiseaux au départ et vers le nid.

Malheureusement, il arrive parfois que des façades soient restaurées ou que des échafaudages soient installés contre des bâtiments abritant des colonies d’hirondelles en période de couvaison, ce qui est néfaste pour ces espèces devenues rares. Quiconque à des questions ou des plaintes à ce sujet, peut s’adresser à notre Institut (Service Info 02/775 75 75).

Le martinet noir

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les martinets noirs (Apus apus) ne sont pas de véritables hirondelles. Ils appartiennent à une famille différente : celle des apodidés. Les martinets noirs se distinguent à leur silhouette en forme de faucille et à leur vol inlassable. Ils ne descendent au sol que pour construire leur nid et couver les œufs et passent le reste de leur temps à virevolter dans les airs. Ils mangent, boivent, dorment et s’accouplent même en volant ! Les martinets noirs reviennent dans nos contrées de la fin du mois d’avril au mois d’août. Ils passent l’hiver en Afrique équatoriale et du Sud.

A Bruxelles, les martinets noirs nichent en colonies isolées dans le centre de la ville, occupant de vieux bâtiments. Tout comme les hirondelles, ils sont protégés, ainsi que leurs nids et leurs œufs.

Date de mise à jour: 10/02/2017
Documents: 
  • Weiserbs, A. & Jacob, J.-P., Oiseaux nicheurs de Bruxelles, 2000-2004 : répartition, effectifs, évolution, Aves, Liège, 2007, 292 p. A commander sur le site de Aves.

Pour commander une version papier: 02 775 75 75 ou contacter le service Info-environnement par courriel