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Gestion

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En guise de cadre, une directive européenne

La Directive-cadre sur l’Eau (DCE) du Parlement européen et du Conseil (2000/60/CE) s’est fixée comme objectif de définir un cadre pour la protection des eaux intérieures de surface, des eaux de transition, des eaux côtières et des eaux souterraines en Europe. A l’horizon 2015, chaque Etat membre est tenu d’atteindre le « bon état » écologique et chimique de toutes les eaux de surface et le "bon état" chimique de toutes les eaux souterraines.

La Région de Bruxelles-Capitale est évidemment concernée par cette obligation.

Mesures et suivi

L’amélioration de la qualité des eaux de surface bruxelloise passe par diverses mesures telles que la prévention des rejets (égouts, eaux de ruissellement polluées…), le curage des cours d’eau et des étangs, et l’épuration des eaux résiduaires.

D’autres mesures sont également prises pour améliorer la biodiversité des cours d’eau : suppression des barrières physiques à la migration de la faune aquatique, gestion naturelle des berges, création d’habitats diversifiés et naturels…

Pour évaluer l’impact de ces mesures et les recadrer éventuellement, Bruxelles Environnement a mis en place une méthodologie d’échantillonnage et d’évaluation de la qualité écologique des cours d’eau bruxellois. L’évolution des populations piscicoles peut ainsi être suivie régulièrement.

L’ensemble de ces mesures participent à la mise en place du vaste plan régional de maillage bleu .

L’importance de l’oxygène pour les poissons

L’état de la faune piscicole est avant tout lié à une bonne qualité de l’eau et, notamment, à une teneur suffisante en oxygène dissous. Or, il arrive que la qualité des eaux de surface soit altérée. En cause, notamment, le phénomène d’eutrophisation.

Ce processus trouve son origine dans les épandages agricoles (ou de nos jardins) d’engrais chimiques riches en azote et phosphore ou dans les rejets industriels et urbains riches en nitrates et phosphates (provenant notamment de nos lessives). La production d’algues et de plantes aquatiques microscopiques (comme le phytoplancton) qui en résulte consomme l’oxygène de l’eau jusqu’à atteindre, dans le pire des cas, un stade d’anoxie (absence totale d’oxygène) : elle entraîne la mort des différents organismes vivant au fond de l’eau ainsi que des poissons.

Date de mise à jour: 27/05/2016