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Décombres et trottoirs

Entre les dalles des trottoirs, le long des murs, dans les décombres, en bordure des chemins pousse une végétation considérée souvent comme négligeable par nombre d’entre nous, vu son statut trop vite généralisé de « mauvaise herbe ». Elle a pourtant un rôle indéniable à jouer en matière de biodiversité parce qu’elle attire les papillons et d’autres insectes butineurs avec leur lot de prédateurs, ou des oiseaux comme le moineau qui se nourrissent de leurs graines. Ces plantes, appelées « rudérales » (du latin rudus, décombres), constituent un véritable écosystème des villes. En font partie les Orties, le Plantain à large feuille (l’espèce la plus courante en Région de Bruxelles-Capitale), le Pissenlit dent-de-lion, le Pâturin annuel, le Sénéçon des champs, l’Armoise, le Liseron, le Chiendent, le Chardon, le Laiteron… et ici et là, certaines espèces exotiques.

Les plantes rudérales poussent dans des espaces ouverts, perturbés ou instables. Un peu de terre dans une fissure, entre des gravats, sur un mur suffit à certaines d’entres elles. D’autres (les « nitrophiles ») préfèrent les terrains riches en nitrates, là où les chiens urinent, où des engrais ont percolé, où l’activité humaine a généré des déchets…

Bien souvent, elles sont les premières à coloniser un espace lorsque celui-ci a été perturbé (par exemple après la démolition d’un immeuble). Plantes pionnières, elles seront ensuite supplantées par la végétation de friche si l’endroit reste à l’abandon.

 

 

Date de mise à jour: 27/05/2016
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