Vous êtes ici

Friches

Milieu de transition souvent très riche en espèces animales et végétales, les friches sont des zones abandonnées et temporairement inemployées. Elles constituent, à Bruxelles, des réserves de terrains à bâtir qui s’amenuisent petit à petit au gré des projets immobiliers. C’est le cas du Val d’Or à Woluwe Saint-Lambert, de Tour & Taxis, du plateau de la Foresterie à Uccle ou du site Josaphat sur les communes de Schaerbeek et d’Evere, pour ne parler que des plus connues. Une très belle friche subsiste également le long du Moeraske, entre le marais et les voies de l’ancienne gare de formation de Schaerbeek. De taille modeste et à structure plutôt linéaire, elle n’en abrite pas moins une biodiversité étonnante.

Une végétation qui évolue

Par définition, les friches ne sont ni gérées, ni entretenues. La végétation qu’on y trouve dépend de l’occupation et l’utilisation ancienne du site, du stock de graines contenu dans le sol, de la nature de celui-ci et de l’environnement immédiat du site à partir duquel des essaimages ont inévitablement lieu. Elle illustre aussi un moment précis de son évolution. La végétation de friche se caractérise au départ par des espèces de prairie (trèfles, graminées, Tanaisie, Panais…). Ensuite, suivant l’évolution naturelle du milieu, apparaissent les ronces, les orties, les framboisiers, les carottes sauvages, les berces… Autrement dit, on assiste à l’enfrichement de la végétation de prairie. L’étape suivante marque l’arrivée des prunelliers, des sureaux, des aubépines à un style, voire même des pommiers qui vont former ici et là des buissons à partir desquels, la végétation évoluera tout doucement vers un type forestier.

Les fleurs et les fruits de la végétation de friche attirent de nombreux insectes et oiseaux qui viennent s’y nourrir.

Date de mise à jour: 27/05/2016
Documents: