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Menacées ou menaçantes?

Parmi les 793 espèces de plantes supérieures recensées entre 2003 et 2005 en Région de Bruxelles-Capitale, 230 environ sont considérées comme rares, en recul, vulnérables, menacées ou carrément en voie d’extinction. Les raisons de cette situation sont multiples :

 

 

 

 

 

  • certaines d’entre elles appartiennent à des milieux spécifiques qui sont en train d’évoluer naturellement (boisement progressif) ou des milieux rares et isolés (sols calcaires par exemple) ;
  • les campagnes et les friches bruxelloises se raréfient sous la pression de l’urbanisation ;
  • les drainages et les assèchements réduisent les zones humides ;
  • les engrais, les pesticides et le triage des graines dans l’agriculture éliminent les fleurs des champs ;
  • certaines espèces se trouvent dans des zones isolées géographiquement où les échanges génétiques deviennent problématiques ;
  • l’eutrophisation des eaux affecte les plantes aquatiques ;
  • la cueillette appauvrit la diversité génétique de certaines espèces ;
  • des plantes exotiques envahissantes supplantent des espèces indigènes ;
  • les changements climatiques (périodes de grands froids, réchauffement…) et la pollution modifient les conditions de vie des écosystèmes ;

Une protection envisagée

A part dans les zones Natura 2000 et dans les réserves naturelles, la végétation bruxelloise ne bénéficie pas d’une protection spécifique en dehors de la loi, très généraliste, du 16 février 1976 sur la protection des espèces végétales sauvages.

Une ordonnance Nature est actuellement en préparation. Elle devrait fournir un cadre réglementaire plus précis pour aider au maintien et au déploiement des richesses végétales de la Région.

Un bon conseil

Ne cueillez pas les fleurs sauvages des bois, des champs, des marais ou des chemins. Même s’il vous semble que l’espèce (comme les jonquilles par exemple) n’est pas menacée. Car insidieusement, la cueillette appauvrit la diversité génétique d’une espèce. De plus, n’oublions pas que la fleur est l’organe sexuel des plantes à fleur. Toute cueillette entrave donc son processus de reproduction.

Une menace

Certaines plantes exotiques comme la Berce du Caucase, la Renouée du Japon, le Cerisier tardif… posent aujourd’hui de réels problèmes à la flore locale en perturbant les équilibres écologiques. S’acclimatant parfaitement aux conditions rencontrées, sujettes à une croissance végétative rapide et importante, mais également sans véritable ennemis naturels, ces espèces peuvent devenir particulièrement envahissantes. Elles n’occupent pas le territoire, elles se l’approprient, remplaçant progressivement les espèces locales et modifiant les écosystèmes.

Ici et là, dans les endroits sensibles, leur progression est contenue pour éviter la destruction du patrimoine végétal local. Mais la lutte est sans répit, souvent inégale et difficile à étendre sur l’ensemble du territoire bruxellois.

Date de mise à jour: 27/05/2016