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Prairies de fauche

Dans le parc Sobieski à Laeken, au Scheutbos à Molenbeek-Saint-Jean, à Uccle dans le parc Fond’Roy, voire même dans le vaste parc de Woluwe sont maintenues des prairies fleuries d’une grande richesse. Sur des sols secs ou peu humides, les trèfles, les graminées, la Marguerite, la Renoncule âcre (plus connue sous le nom de "bouton d’or"), la carotte et le cerfeuil sauvages, la Grande berce, le Compagnon rouge, la Centaurée (qu’on identifie au bleuet)… - pour n’en citer que quelques-unes, attirent de nombreux papillons et d’autres insectes butineurs, qui eux-mêmes sont très attrayants pour une foule d’oiseaux. Elles offrent au regard des promeneurs un autre paysage qui ne va pas sans rappeler, parfois, les tableaux impressionnistes.

Gérer les prairies

Pour maintenir la richesse de tels milieux, il est important de procéder à leur fauche deux fois par an (en juin et septembre) ou même de laisser des vaches rustiques pâturer de manière peu intensive (maximum 2 bêtes par hectare). En effet, dans une prairie non entretenue, les plantes les plus envahissantes prennent le dessus et, en leur procurant de l’ombre, font disparaître les espèces plus rares et plus sensibles. Le milieu s’embroussaille alors progressivement, perd de sa diversité et évolue vers une végétation d’abord arbustive, puis de type forestier.

Il faut également que le produit des fauches soit enlevé. S’il est laissé sur place, il risque de faire du tort à certaines espèces en les étouffant. Il risque aussi, en enrichissant le sol, de modifier sa composition et donc les espèces de fleurs et de plantes qu’on y trouve.

Cette gestion des prairies présente aussi un bilan environnemental plus favorable car la production de CO2d’origine fossile liée à l’utilisation de machines est nettement moindre que pour une pelouse tondue très régulièrement !

Un milieu devenu rare à Bruxelles

Le nombre de prairies de fauche a fortement régressé en Région de Bruxelles-Capitale à cause de l’urbanisation. Les milieux ouverts, qui autrefois servaient au pâturage du bétail ou à fournir le fourrage, résistent moins bien que la forêt à la pression immobilière. Ainsi, petit à petit, les prairies fleuries, si exceptionnelles en termes de biodiversité, ne se rencontrent-elles plus à Bruxelles que dans l’enceinte protégée de certains parcs et de certains sites classés, ou sur les talus bordant certaines infrastructures de transport.

Date de mise à jour: 13/02/2017