Vous êtes ici

Le jardin

Les jardins privés représentent près d’un tiers des espaces verts bruxellois. Ils jouent donc un rôle important pour le maintien, la sauvegarde et le développement de la biodiversité dans la capitale. On n’y pense pas toujours, mais à côté des pelouses, des buissons et des annuelles, la nature proprement dite a aussi sa place dans nos jardins. Lui ménager un petit coin est bien plus important qu’on ne le croit. Mis bout à bout, ces petits espaces naturels constitueront, à l’intérieur de la ville, un véritable réseau dédié à la nature et à la biodiversité.

Des espaces dédiés à la nature au jardin

Le lierre est une plante qui fleurit de septembre à décembre. Accroché à un mur bien exposé au sud, il attire les derniers papillons, friands de ses fleurs, parfois même jusqu’en novembre. Au printemps et en été, il a une autre fonction : il sert d’abri, de jour comme de nuit, à plusieurs espèces d’oiseaux et permet à certains d’entre eux d’y nicher.

Dans un jardin de ville, des semis de graines de plantes à fleurs indigènes, participent également à la régénération de la biodiversité locale. Appréciées des papillons et des insectes pollinisateurs, ces fleurs seront peut-être à l’origine du retour d’oiseaux, de chauves-souris et d’autres prédateurs diurnes ou nocturnes de ces insectes.

Des haies mélangées d’aubépine à 1 style, de prunellier, d’érable champêtre ou de roses sauvages attirent les abeilles et les papillons. Elles servent aussi de retranchement fortifié pour les nids de certaines espèces d’oiseaux, de garde-manger, lorsque les fruits sont mûrs et de refuge contre le froid, la chaleur, la pluie, et le vent.

Plusieurs espèces de papillons aiment pondre leurs œufs sur les orties ou sur les prunelliers.

Les tas de bois ou de pierres sont vite colonisés par les mousses et les fougères. Ils sont aussi très recherchés par les hérissons, les amphibiens…

Avoir dans son jardin des oiseaux, des hérissons, des batraciens, des chauves-souris, c’est se doter de précieux alliés pour lutter contre les larves, limaces, pucerons et autres insectes indésirables. Voir affluer les abeilles, les bourdons, les papillons, les syrphes et d’autres insectes pollinisateurs, c’est donner plus de chances aux fleurs, aux fruits, bref à la nature en général.

Un jardin sans pesticides

L’utilisation d’insecticides et d’engrais dans les jardins constitue un véritable danger. Ils polluent l’eau du sous-sol, peuvent s’avérer très nocifs pour les petits animaux, précipitant leur disparition, et surtout affecter insidieusement notre santé. Il existe des alternatives (macération de végétaux pour lutter contre les insectes parasites, culture de plantes répulsives pour certains insectes, pièges à mouches ou à limaces, plantes adaptées à notre région qui n’ont pas besoin de compléments pour pousser…), renseignez-vous…

Date de mise à jour: 23/12/2016