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Les parcs et espaces verts

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Refuges de la biodiversité, les parcs et les espaces verts sont les lieux, à Bruxelles, où la nature peut le mieux s’exprimer et se développer.

De plus en plus, les parcs sont aujourd’hui gérés de manière différenciée, c’est-à-dire en tenant compte des différentes fonctions qu’ils remplissent (sociale, récréative, éducative, paysagère, écologique). Dans certains parcs, par exemple, des zones sont laissées en prairies fleuries et ne sont fauchées qu’une ou deux fois par an.

Les étangs

La plupart des étangs bruxellois ne sont plus, comme autrefois, utilisés pour l’élevage de poissons. Par contre, certains d’entre eux hébergent une espèce protégée au niveau européen : la bouvière.

Sur et autour des étangs, les oiseaux d’eau peuvent être parfois très nombreux : ce sont des canards colverts, des foulques macroules, des poules d’eau, parfois des grèbes huppés, voire même des grèbes castagneux. En hiver, on observe de plus en plus souvent le canard chipeau dans le bassin de la Woluwe, ainsi que le canard souchet. Sans oublier le grand cormoran ! Il est désormais présent en Région bruxelloise presque toute l’année. A ces espèces indigènes s’ajoutent dorénavant des espèces plus exotiques qui se sont parfaitement acclimatées aux conditions locales : la bernache du Canada, l’ouette d’Egypte ou de Magellan et plus discret, le canard mandarin. Ces populations ne vont pas sans poser, parfois, de problèmes aux écosystèmes des parcs où elles s’établissent.

Le nourrissage des oiseaux dans les parcs

Il est important de rappeler qu’il est fortement déconseillé de nourrir les oiseaux d’eau. La pratique est même totalement interdite dans les parcs et les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement. Quand il a lieu à grande échelle, comme c’est le cas en Région de Bruxelles-Capitale, ce nourrissage a des répercussions importantes sur l’écosystème de l’étang : changement de comportement des oiseaux qui, par exemple, restent sur place au lieu de passer l’hiver ou l’été dans leur biotope habituel ; eutrophisation des eaux de l’étang (c’est-à-dire développement d’algues et de plantes aquatiques à cause d’un apport excessif de nutriments) ; développement de bactéries (comme les Clostridium botulinum qui produisent des toxines dangereuses), suite à la décomposition des aliments dans l’eau et à l’appauvrissement du milieu en oxygène…

Au pire le nourrissage peut conduire, involontairement, à la mort de dizaines d’oiseaux, batraciens et poissons vivant dans et autour des étangs.

Les prairies

Ici et là, dans les parcs, des parties de pelouses ne sont pas tondues aussi fréquemment que les autres. Cette option permet à certaines plantes de se développer en hauteur ; la centaurée des prés ou la grande marguerite peuvent ainsi s’y épanouir à loisir. Ces prairies de fauche, souvent très jolies, attirent aussi plus facilement les papillons et les insectes qui se complaisent dans une végétation herbacée de plus grande taille.

Les arbres

Pour de nombreuses espèces d’oiseaux, des pics aux mésanges, des pigeons ramiers à la fauvette à tête noire, les parcs constituent un véritable réservoir d’arbres où ils peuvent se nourrir, s’abriter et nicher.

Date de mise à jour: 27/05/2016
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