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La surveillance de la grippe aviaire

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Il y a quelques années une épizootie de grippe aviaire a sévi en Asie du sud-est, en Afrique et, dans une moindre mesure, en Europe. En Belgique d’ailleurs, plus aucun cas n’a été signalé depuis 2003. Une Directive européenne (2005/464/CE) oblige depuis les Etats membres à mettre en place une surveillance effective du virus responsable, l’Influenza A/H5N1, notamment en imposant des mesures de biosécurité aux exploitations professionnelles. Il faut dire que de multiples souches faiblement pathogènes du virus circulent en permanence au sein de la faune sauvage. Depuis le début du mois de novembre 2016, de très nombreux oiseaux aquatiques migrateurs contaminés par la souche hautement pathogène H5N8 du virus de la grippe aviaire ont été trouvés morts dans différents pays européens. Ce virus peut se propager rapidement et il est responsable de fortes morbidité et mortalité chez les poulets et les dindes. Février 1ier 2017, un première cas positive a été testé à Lebbeke (Flandre-orientale).

Qu’est-ce que la grippe aviaire ?

La grippe aviaire, ou grippe du poulet, est une maladie qui affecte les oiseaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques. Virale et très contagieuse, elle peut, selon le type de virus responsable, avoir un taux de mortalité de 3 à 100% des animaux contaminés. A priori, toutes les volailles sont susceptibles d’être contaminées mais, à ce jour, la maladie a été essentiellement observée chez les canards, les oies, les poulets, les dindes, les faisans, les pintades, les cailles et les perdrix.

Les symptômes se traduisent chez les oiseaux malades par l’apparition de problèmes respiratoires, d’inflammations oculaires, de somnolence, par une perte d’appétit, une diminution de la ponte et une mortalité importante ou anormale.

Risque pour l’homme

La transmission du virus de la grippe aviaire à l’homme est assez rare (l’Organisation mondiale de la Santé a registré moins de 300 cas entre 2003 et 2006 dans des zones infectés). Les personnes à risques sont celles qui, par leur activité professionnelle (éleveurs, vétérinaires…), ont des contacts étroits avec des animaux infectés.

La contamination s’effectue essentiellement par les voies respiratoires. Un simple  contact avec un animal infecté ne suffit pas. D’après les cas répertoriés, il semble en effet qu’une exposition à des doses importantes du virus soit nécessaire pour qu’il y ait contamination. On a également constaté que toutes les personnes infectées ont contracté le virus suite à des contacts avec des oiseaux domestiques et non sauvages. Pour le virus H5N8, il n’y a pas encore eu de cas humains rapportés.

Surveiller

La Directive européenne relative à l’influenza aviaire impose aux Etats membres, dont la Belgique, une double surveillance de la faune concernée :

  • l’une active (analyse de prélèvements effectués sur des oiseaux vivants) ;
  • l’autre passive (analyse de prélèvements réalisés lors de mortalités anormales d’oiseaux).

En Belgique, c’est l’AFSCA (l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) qui se charge de la surveillance active et les Régions de la surveillance passive.

En quoi consiste la surveillance passive et qui l’exerce ?

En Région bruxelloise, Bruxelles Environnement a mis en place une procédure d’observation des oiseaux dans les espaces verts et au bord des étangs. Ce sont les gardiens de parcs, les jardiniers et les surveillants forestiers qui l’assurent.

Signalons cependant que la Région n’est pas considérée comme zone sensible car elle n’est pas située sur la trajectoire de grosses concentrations d’oiseaux migrateurs.

En temps que particulier, vous pouvez aussi exercer un rôle de surveillance passive en signalant aux autorités compétentes (voir les coordonnées ci-après) la découverte de cadavres « suspects » d’oiseaux sauvages.

Quels sont les critères de cadavres « suspects » d’oiseaux sauvages ?

Vous ne devez contacter les autorités compétentes que si vous trouvez au même endroit et au même moment plusieurs cadavres d’oiseaux d’une même espèce ou d’une même famille.

Le terme « plusieurs » s’entend différemment selon les espèces. Il s’agit de :

  • 1 cygne ou grèbe ;
  • 20 mouettes, goélands ou étourneaux ;
  • 5 spécimens de tout autre espèce (entre autre les canards).

Qui devez-vous contacter ?

Cadavres « suspects »

Vous avez découvert au même endroit plusieurs cadavres d’oiseaux d’une même espèce et vous pensez être en présence de cadavres « suspects » : vous appelez le call center Influenza au numéro gratuit 0800/99 777.

Cadavre d’oiseau

Vous avez découvert un oiseau mort – ce qui en soit n’est pas habituel - dans un parc, un espace vert ou un jardin. Nous vous conseillons de ne pas le toucher (la mort peut être naturelle, mais peut aussi avoir été provoquée par une maladie) et de le signaler.

A qui ?

  • Aux gardiens du parc, ou jardiniers sur place ou à Bruxelles Environnement (02 / 775 75 75 du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h ou courriel) si l’oiseau a été découvert dans un parc ou un espace vert régional.
  • Au fonctionnaire environnement de la commune concernée si le cadavre du volatile a été trouvé dans votre jardin, sur un terrain privé ou communal. Sur le site de  l’Association de la Ville et des communes de la Région de Bruxelles-Capitale, vous trouverez les coordonnées de ces fonctionnaires.
Date de mise à jour: 02/02/2017