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La faune envahissante

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L’introduction, volontaire ou non, de certaines espèces animales dans un milieu donné peut avoir des conséquences plus ou moins importantes sur la biodiversité locale et les équilibres écologiques en place.

A la fin du 19ème siècle, 24 lapins lâchés en Australie se multiplièrent pour atteindre des millions d’individus ravageant les grandes prairies du pays. Pour lutter contre le fléau, on introduisit des renards européens qui s’attaquèrent certes aux lapins, mais décimèrent aussi nombre des marsupiaux locaux !

Bref, relâcher dans la nature des animaux exotiques n’est jamais anodin. Sachez-le et surtout, ne le faites jamais. Il existe pour cela des centres à qui vous pouvez confier l’animal que vous ne pouvez/voulez plus garder chez vous.

Les espèces animales exotiques pointées du doigt en Belgique sont répertoriées, selon leur caractère envahissant et la gravité de celui-ci dans une liste « noire » ou « grise ». Certaines d’entres-elles sont présentes à Bruxelles.

En voici quelques-unes :

La coccinelle asiatique

C’est à la fin des années 90 qu’elle débarque en Belgique. Sensée devenir un prédateur redoutable engagé dans la lutte biologique contre les pucerons et autres nuisibles, elle s’est très rapidement adaptée à notre environnement. Trop même. Les larves de la coccinelle asiatique sont tellement voraces, qu’outre les pucerons, elles s’attaquent aussi aux larves des syrphes et de certaines espèces indigènes de coccinelles qu’elles supplantent progressivement.



A la recherche d’un abri pour l’hiver, elles se rassemblent à l’automne et pénètrent en grand nombre dans les habitations, ce qui ne va pas sans poser quelques désagréments.

La tortue de Floride

Beaucoup de tortues aquatiques originaires d’Amérique et achetées dans les animaleries comme tortues d’agréments ont été relâchées par leur propriétaire dans les mares et les étangs des parcs et des forêts bruxelloises. Omnivores, ces tortues se nourrissent de jeunes poissons, de larves d’amphibiens et d’amphibiens eux-mêmes, d’insectes ou de poussins d’oiseaux d’eau. Autant dire que les dégâts que leur présence occasionne dans les milieux biologiquement riches peuvent s’avérer problématiques. La tortue de Floride à tempes rouges est désormais interdite à la vente en Belgique, mais ce n’est pas le cas des tortues à tempes jaunes, qui ont pourtant le même genre de régime alimentaire.



Si vous possédez ce genre de tortues et que vous voulez vous en débarrasser, conduisez-les plutôt dans un refuge pour animaux.

Si lors d’une promenade dans un parc ou le long d’un étang bruxellois, vous apercevez une tortue de Floride, avertissez-en le gardien ou contactez aussitôt le service Info de Bruxelles Environnement (02/775 75 75).

La perruche à collier

La colonie bruxelloise de perruches à collier provient probablement du lâcher d’une quarantaine d’individus au moment de la fermeture d’un parc animalier bruxellois dans les années 70. A ce jour, leur multiplication (elles seraient plus de 10.000) pourrait concurrencer les sittelles, qui elles aussi nichent dans les cavités des arbres. L’impact n’est cependant pas encore avéré. Par contre, le bruit qu’elles génèrent, les crottes qu’elles laissent au pied des arbres dortoirs, leur goût prononcé pour les bourgeons et les fruits constituent d’importantes nuisances.

Date de mise à jour: 19/07/2016