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Les ravageurs du buis

La pyrale du buis (Cydalima perspectalis)

Les chenilles de la Pyrale du buis, un papillon de nuit originaire d’Asie Orientale, sont responsables de gros dégâts dans les plantations de buis. Depuis quelques mois, elles sont observées dans les espaces verts bruxellois.

La chenille (maximum 4 cm) est reconnaissable à sa tête noire luisante et son corps vert clair, rayé de vert foncé dans le sens de la longueur. Les adultes, quant à eux, ont des ailes blanches et brunes avec des reflets dorés ou violets (envergure moyenne de 3,6 cm).

La présence de la chenille s’accompagne d’une toile en fil de soie autour des rameaux et des feuilles, ainsi que de crottes vertes dans le buis. L’infestation commençant souvent à l’intérieur des buissons, il est nécessaire d’opérer une inspection visuelle régulière afin de constater le broutage des feuilles. Les premiers symptômes apparaissent au mois d’avril et les dégâts augmentent progressivement jusque dans le courant du mois de mai. Dès juillet-août, on observe en continu des chenilles qui s’alimentent. Les dégâts explosent en septembre. Ces ravages peuvent entrainer la mort des arbustes en quelques années.

La pyrale du buis n’ayant pas vraiment d’ennemis naturels dans nos contrées, il est nécessaire d’intervenir pour enrayer sa progression, au risque de voir toutes les plantations de buis disparaître.

Différentes méthodes de lutte existent et c’est leur association qui permettra de lutter le plus efficacement.

  • Détection visuelle de la chenille.
  • Piégeage par phéromones des papillons adultes. Privilégiez les pièges à phéromones « secs » conçus spécialement pour la Pyrale du buis. Ils présentent un fort potentiel de capture et une grande facilité d’utilisation.
  • Traitement par biopesticides dans les cas sévères. Pour les particuliers, utilisez des insecticides biologiques d’origine naturelle (pyréthrines ou spinosad). Attention, veillez à garder les enfants et animaux domestiques (en particulier les chats dans le cas d’utilisation de pyréthrines) à l’intérieur jusqu’à ce que le produit soit sec ou selon la durée indiquée sur l’étiquette du produit. Attention toutefois que les pulvérisations doivent se faire hors de période de floraison des buis (mars-avril) avec un maximum de trois applications par an.
  • Lutte biologique par macro-organismes. Pour les particuliers et sur de petites surfaces, utilisez des diffuseurs de trichogrammes, hyménoptères qui parasitent les œufs, spécifiques à la Pyrale du buis.

Pour les professionnels, consultez notre Info fiche dédiée à la pyrale du buis.

La cylindrocladiose du buis (Cylindrocladium buxicola)

Le champignon responsable de cette maladie, Cylindrocladium buxicola, entraine un dépérissement important des plantations ornementales de buis. Il est couramment associé à un autre champignon, Volutella buxi.

Ce ravageur infecte préférentiellement le buis. Il peut aussi infecter le pachysandra (plante couvre-sol vendue en jardinerie) et, dans une moindre mesure, le sarcococca (arbuste ornemental). Ses spores ne germent que si les feuilles restent humides pendant au moins 6 heures. Il n’a pas besoin de lésions pour infecter une plante, contrairement à V. buxi. Les symptômes de la maladie apparaissent 3 à 7 jours après une infection réussie.

Ces derniers, particulièrement bien observables sur les jeunes feuilles de Buxus sempervirens, se caractérisent par l’apparition de taches plus ou moins concentriques brun-clair, entourées par un liseré plus sombre. A terme, les feuilles prennent une couleur brune et chutent prématurément.

La lutte contre cette maladie passe en priorité par des mesures préventives :

  • éviter tout contact entre les plantes infectées et les plantes saines.
  • préférer un arrosage hebdomadaire conséquent plutôt qu’un arrosage quotidien en périodes de sécheresse, en arrosant au pied sans toucher le feuillage.
  • éviter l’excès d’engrais.
  • apporter des soins supplémentaires aux massifs denses et formes taillées.
  • désinfecter à l’alcool les outils de coupe (sécateurs, taille-haies, etc.) entre deux sujets.
  • éviter les espèces sensibles.

Le compostage des déchets verts issus de la taille et potentiellement contaminés n’est pas recommandé. Éliminez les tailles contaminées dans des sacs blancs destinés à l’incinération (déchets ménagers).

Un traitement à l’aide de pesticides de synthèse (fongicides) est déconseillé, voire dans de nombreux cas interdit, et pourrait entrainer le renforcement d’autres champignons ravageurs. Ces produits sont en outre particulièrement dangereux pour la santé.

Date de mise à jour: 12/09/2017