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Impact

Nuisances

Les problèmes générés par l’augmentation du nombre de déplacements motorisés sont nombreux :

  • pollution atmosphérique : dégradation de la qualité de l’air (voir ci-dessous) ;
  • nuisances sonores : à Bruxelles, près d’un bâtiment de logements sur quatre est exposé à un niveau de bruit très inconfortable dû au trafic intense ;
  • pouvoir d’achat des ménages : l’achat de carburant représente près d’un quart de la consommation d’énergie des Bruxellois, et l’augmentation actuelle du coût des énergies fossiles risque bien d’accroître cette dépense ;
  • occupation de l’espace urbain : l’automobile occupe de plus en plus d’espace dans la ville, réduit les espaces piétons, augmente l’insécurité routière et diminue la convivialité dans les quartiers ;
  • congestion des villes et dégradation du paysage : le trafic de transit déborde dans les quartiers résidentiels et les gaz d’échappement dégradent le patrimoine architectural ;
  • perturbation des transports publics de surface (tram, bus) ;
  • augmentation des investissements publics, notamment en matière d’entretien et de renouvellement des infrastructures ;
  • production d’une masse considérable de déchets : véhicules en fin de vie (500.000 tonnes en Belgique par an), vieux pneus, pièces échangées...
  • impact sur la santé : stress, maladies respiratoires et cardio-vasculaires, accidents de la route, etc.

Pollution atmosphérique

Le trafic routier est à l’origine de l’émission de nombreux polluants qui affectent notre santé et l’environnement. Les plus préoccupants sont les suivants :

  • Les PM10 et PM2,5 (particules fines et extra fines) sont originaires de sources multiples, tant naturelles qu’anthropiques. Les particules émises par nos activités proviennent principalement du transport routier et des systèmes de chauffage. Les plus fines d’entre elles sont susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons et, de ce fait, elles présentent un risque pour la santé. C’est notamment le cas pour les particules de suie émises par les moteurs diesel, très présentes en milieu urbain. En Belgique, en 2012 (inventaire d’émission soumis en février 2014), 14% des émissions de particules fines (PM10) sont imputables au trafic routier.
  • Les HAP (ou hydrocarbures aromatiques polycycliques) ont également des propriétés cancérigènes. En Belgique, en 2012, 2% des émissions de HAP sont imputables au trafic routier.
  • Le CO2 (ou dioxyde de carbone) est l’un des principaux gaz à effet de serre . En trop grande quantité dans les couches supérieures de l’atmosphère, il est responsable des changements climatiques. En Belgique, 21% des émissions de CO2 sont imputables au trafic routier.
  • Les COV (ou composés organiques volatils). Certains d’entre eux, comme le benzène - reconnu comme extrêmement cancérigène - peuvent être très préoccupants pour la santé humaine et mènent, en période estivale, à la formation des pics d’ozone. En Belgique, 9% des émissions de COV sont imputables au trafic routier.
  • Les NOx (ou oxydes d’azote) sont des gaz irritants qui peuvent altérer la fonction pulmonaire. Ils contribuent également à la formation des pics d’ozone et sont aussi, parmi d’autres gaz, à l’origine des «pluies acides». En Belgique, 49% des émissions de NOx sont imputables au trafic routier.

 

 

Date de mise à jour: 16/06/2015