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Etude de la qualité de l'air intérieur dans les crèches

Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ont montré une augmentation des pathologies allergiques dans le monde occidental. La prévalence de toutes les affections allergiques telles l'eczéma atopique, la rhinite et l'asthme a été multipliée par deux, voire trois. L'allergie est une maladie multifactorielle résultant d'une prédisposition génétique et de facteurs en rapport avec l'environnement. Parmi ceux-ci, la pollution, le mode de vie, les habitudes de vie, les modifications des habitudes alimentaires, etc.

L’exposition précoce à la pollution intérieure mène, entre autres, à des infections respiratoires aigues des voies inférieures chez les enfants de moins de 5 ans.

Des analyses de la pollution intérieure dans des crèches bruxelloises

Pour la CRIPI, il est important d’évaluer l’exposition des nourrissons et des jeunes enfants aux polluants intérieurs, et ce plus particulièrement dans les crèches.

De nombreux facteurs de risques peuvent être recensés dans ces locaux. Une série de polluants chimiques et de polluants biologiques sont évalués, accompagnés de mesures de certains paramètres physiques.

Des mesures de la température, de l’humidité relative et du bruit sont également prises.

Pour chaque crèche investiguée, un questionnaire est rempli avec l’aide de la directrice ou de l’assistante sociale. Les questions ont essentiellement trait au bâtiment en lui-même et à son « entretien ».

Conclusions partielles

Respectivement en 2006, 2007 et 2008, 4, 6 et 5 crèches ont été analysées en Région de Bruxelles-Capitale.

Les résultats ne montrent pas de problèmes significatifs, et ne permettent pas encore de tirer des conclusions générales :

  • Le nombre de crèches étudiées est encore insuffisant.
  • Des liens entre l’environnement et l’hygiène doivent encore être étudiés (par exemple : impact de l’utilisation de produits d’hygiène sur l’environnement).
  • Des liens entre l’environnement et l’état de santé des usagers doivent encore être étudiés (par exemple : identification du nombre d’enfants présentant des maladies chroniques, des allergies…).
  • Même si aucune substance chimique n’a été retrouvée dans l’air en quantité inquiétante, il est nécessaire d’aérer les pièces où séjournent les enfants.
  • Certains supports (casiers) contiennent de la peinture au plomb, en sous-couche non altérée.
  • Il est encore prématuré de faire une comparaison de qualité environnementale biologique entre les zones où l’accès est autorisé en chaussures et les zones avec chaussons.
  • Les analyses de plans de cuisine ont montré des contaminations bactériologiques importantes.
  • Aucune contamination par Legionella pneumophila n’a été observée, même dans les crèches équipées de chauffe-eau électriques.
  • Des problèmes d'humidité ont été identifiés, avec pour conséquence le développement de moisissures.
Date de mise à jour: 28/11/2016