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Etude de la qualité de l’air intérieur dans les écoles maternelles

Outre les enquêtes dans l’habitat bruxellois sur demande médicale et l’étude sur la qualité de l’air intérieur dans les crèches, la CRIPI a décidé depuis 2012 de s’intéresser également à la qualité de l’air intérieur dans les écoles maternelles de la Région de Bruxelles-Capitale. 

La littérature nous apprend que 30% des personnes nées après 1980 dans les pays industrialisés sont cliniquement allergiques.  La prévalence des maladies allergiques a doublé entre 1980 et 2000, elle se stabilise pour l’asthme et reste en légère augmentation pour la rhinite. L’allergie est une maladie multifactorielle résultant d’une prédisposition génétique et de facteurs en rapport avec l’environnement et parmi ceux-ci la pollution, le mode de vie, les habitudes de vie, les modifications des habitudes alimentaires,…

L’enfant en bas âge est un être fragile dont le système respiratoire et immunitaire n’est pas encore mature.  Il capte jusqu’à deux fois plus de polluants qu’un adulte (besoin d’apport en oxygène plus important) et leur élimination reste plus lente, d’où une accumulation des polluants dans l’organisme.  L’exposition à divers polluants favorisent l’apparition de rhinites, de manifestations allergiques et d’asthme mais également de maux de tête, de fatigue, de vertiges, d’irritations des yeux, de la gorge et de la peau.

Par ailleurs, 30% des interventions CRIPI ont lieu auprès d’ enfants de 0 à 6 ans et une enquête sur 6 concerne un enfant de moins de 2 ans. Après avoir investigué les crèches, il semblait donc évident d’étudier la pollution intérieure dans les classes d’écoles maternelles.

Comme pour les crèches, les écoles participantes ont été choisies sur base volontaire. Un questionnaire est rempli avec le/la directeur/directrice.  Les questions portent essentiellement sur le bâtiment et son entretien.  Le choix des classes et des pièces à analyser se fait en accord avec la direction (problème de moisissures,…).

Une série de polluants chimiques, biologiques et physiques sont ensuite recherchés.

Les polluants analysés sont :

  • Composés organiques volatils (COV)
  • Formaldéhyde
  • Pesticides
  • Plomb dans les peintures / dans l’eau de distribution
  • Particules fines (PM 10 – 2.5 – 1)
  • Monoxyde de Carbone
  • Oxydes d’azote et dioxyde de carbone
  • Moisissures
  • Bactéries
  • Legionella
  • Acariens
  • Allergènes de chat
  • Bruit

Des paramètres d’ambiance (température-humidité relative) sont également relevés.

En 2012 et 2013, quatre écoles maternelles ont été analysées.

Les premiers constats montrent :

  • Une concentration en dioxyde de carbone (CO2) souvent trop élevée,
  • Des foyers de moisissures dans deux classes d’une école,
  • Des résultats satisfaisants pour le dosage d’allergènes de chat Fel d1, excepté dans une pièce.

Il s’agit bien entendu d’une première approche dans l’étude de la qualité de l’air intérieur dans les écoles maternelles en Région bruxelloise.

Date de mise à jour: 28/11/2016