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L’air a-t-il un impact sur la santé ?

L’air de Bruxelles, comme de toutes les villes européennes, contient un certain nombre de polluants qui peuvent avoir un effet sur notre santé. Il s’agit surtout du dioxyde d’azote (NO2), du souffre (SO2), du monoxyde de carbone (CO) et des composés organiques volatiles (COV). Leur origine est essentiellement le trafic automobile et les émissions de chauffage.



L’air de la ville contient également des particules fines, c'est-à-dire des particules dont le diamètre est inférieur à 10 microns ou millièmes de millimètre (PM10), et même parfois à 2,5 microns (PM 2,5). Elles proviennent de différents processus de combustion et d’érosion (freins, pneus sur la route, moteurs diesel…).

Sans parler d’autres polluants qui se retrouvent dans l'air comme les dioxines, les pesticides…

Quels effets sur notre santé ?

Ces polluants provoquent une augmentation des troubles et des affections respiratoires, des irritations des yeux et des parois nasales, diminution de la capacité respiratoire, toux, bronchites, infections. Les personnes âgées, les enfants et celles qui sont déjà malades et affaiblies souffrent encore plus de ces atteintes.



De plus, les résultats de plusieurs études récentes indiquent que le nombre d'hospitalisations pour des maladies cardiovasculaires est associé à une augmentation de la concentration de plusieurs polluants atmosphériques (poussières, ozone...).

Les pics de pollution

On distingue deux types de pics de pollution :

  • Les pics de pollution hivernaux : ils sont le résultat de l’accumulation de polluants provenant des gaz d’échappement des voitures et des émissions dues au chauffage des logements et bureaux. Ils apparaissent lors de conditions météo spécifiques : vent faible et, surtout, phénomène d’inversion thermique qui piègent les polluants au sol comme s’ils étaient « sous cloche ».
  • Les pics d’ozone (pics d’été) : ils se produisent les jours de fortes chaleurs et d’ensoleillement, quand il y a beaucoup de polluants précurseurs dans l’air et peu de vent pour les disperser. Une forte concentration d’ozone dans l’air peut provoquer des irritations des yeux, du nez, de la gorge, des inflammations pulmonaires, crises d'asthme...

Et l’air intérieur ?

Nous passons, en moyenne, 80% de notre temps à l'intérieur de bâtiments, que ce soit à la maison, au travail, pour des activités de loisirs, mais aussi en voiture ou dans les transports publics... Bref, la qualité de l'air que nous y respirons a par conséquent une importance énorme. Or, la qualité de l’air intérieur est souvent moins bonne qu’à l’extérieur !



L'impact de certaines pollutions intérieures pourrait être plus important que celui de la pollution extérieure. Les causes de cette pollution intérieure peuvent être nombreuses : produits ménagers (produits d'entretien, cosmétiques, pesticides, peintures...), modes de chauffage ou de cuisson, tabagisme,... sans oublier le manque d'aération et la conception des bâtiments.

Date de mise à jour: 30/11/2015