Vous êtes ici

Les problèmes de santé liés à l’environnement

4217311728_dfb0c5decb_m.jpg

Il est parfois difficile d’évaluer le lien de cause à effet entre un problème environnemental et une maladie, car les maladies peuvent être provoquées par de nombreux facteurs. Mais des études scientifiques recoupées à des résultats d’études identiques dans d’autres villes, permettent de lister les problèmes de santé liés à l’environnement à Bruxelles.

Les cancers dont le cancer du poumon

Le cancer du poumon est avant tout causé par le tabagisme : celui-ci est responsable de 80% des cas. Or, un tiers des Bruxellois environ fument. Cependant, des études ont montré qu’à tabagisme égal, le risque de cancer du poumon est 50% plus élevé en ville qu’à la campagne. La cause en est la présence dans l’air de benzène et de certains hydrocarbures produits par le trafic automobile, mais aussi par certaines usines, les chauffages domestiques au mazout….

Les maladies cardio-vasculaires

L’Organisation Mondiale de la Santé a procédé à une synthèse de diverses études sur les facteurs de risques de certaines maladies liées à la pollution de l’air. Il s’avère que le nombre d'hospitalisations et de décès causés par des maladies cardiovasculaires est associé à la concentration de plusieurs polluants atmosphériques tels que le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), les poussières, l’ozone (O3),....

L’asthme et les allergies respiratoires

Les polluants atmosphériques pouvant provoquer ou accroître l’apparition de l’asthme sont les particules, le SO2, l’ozone et le NO2. Ces polluants irritent la muqueuse respiratoire et peuvent favoriser les manifestations allergiques ou aggraver celles qui existent déjà. Les autres facteurs irritants sont les pollens ou la fumée de cigarette.

Les personnes les plus touchées sont les enfants, les personnes âgées, les malades, particulièrement les personnes vivant dans des logements anciens, mal aérés, des quartiers pollués.

La broncho-pneumopathie chronique obstructive

Cette maladie chronique est causée par une exposition prolongée et cumulative à des substances irritantes. Elle est très présente à Bruxelles et y provoque une mortalité supérieure au reste de la Belgique. Le premier facteur de risque de cette affection est le tabac, consommé de manière active, mais aussi passive par présence dans des locaux où d'autres  fument. La pollution de l’air (SO2 et NO2 surtout) contribue également à son apparition et son aggravation.

Les intoxications au CO

Le CO est un gaz inodore et incolore qui se fixe dans le sang, bloquant l’oxygénation du système nerveux et du cœur. Une exposition importante peut provoquer des maux de tête, des vomissements. Dans des cas extrêmes, il peut provoquer des séquelles neurologiques irréversibles voire la mort par manque d’oxygène. Il émane le plus souvent des chauffe-eau, des appareils de chauffage mobiles ou encore des poêles à charbon.

Les gaz d’échappement des véhicules en contiennent également. Ils  peuvent devenir dangereux s’ils s’échappent dans un endroit clos comme un garage. De nombreux accidents et même des décès dus au CO sont encore déplorés chaque année.

Des symptômes variés

Une série de symptômes comme la migraine, les maux de dos, l’hypertension, les dépressions, des ulcères… peuvent aussi être plus ou moins liés à des paramètres de l'environnement comme le bruit et le stress urbains.

Enfin, des maladies plus rares et spécifiques sont aussi liées, à de la pollution, comme l’intoxication au plomb contenu dans les vieilles peintures et les anciennes canalisations d’eau (saturnisme).

Date de mise à jour: 30/11/2015