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Air sparging

Injection d’air dans la nappe phréatique

Basée sur un ingénieux principe de transfert de masse du polluant, cette technique s’avère particulièrement intéressante lorsque les conditions du terrain rendent la faisabilité d’un pompage de l’eau souterraine hasardeux.

Comment ça marche ?

Vous injectez de l’air à forte pression dans la zone saturée du sol, via des puits d’injection. Ce faisant, vous assainissez donc la nappe phréatique. Et du fait de l’injection d’air dans la zone saturée, le polluant est transféré de la phase liquide à la phase gazeuse. Cette dernière migre ensuite vers la zone insaturée du sol sous l’effet de la variation de pression de l’air. Il vous suffit d’aspirer les polluants via des puits ou des drains d’extraction pour les traiter en surface dans une installation d’épuration.

Deux cas de figure

Deux cas peuvent alors se présenter :

  • soit l’installation souterraine de captage du gaz ne vise qu’à récupérer l’air injecté qui remonte vers la zone insaturée. Dans ce cas, l’installation fait partie intégrante de la mise en œuvre de l’ "air sparging;
  • soit l’installation souterraine de captage du gaz vise à récupérer l’air injecté et à décontaminer par extraction de l’air du sol la contamination présente dans la zone insaturée. Nous parlerons, dans ce cas, de méthode combinée "sparging – venting". Cette configuration est régulièrement mise en œuvre dans la mesure où elle permet de traiter les zones saturée et insaturée sans nécessiter le pompage de l’eau souterraine. Elle se révèle donc intéressante quand les conditions du terrain rendent le pompage de l’eau souterraine hasardeux.
Date de mise à jour: 02/08/2017